L'Aventure Apple



Chronologies : 2002 - 2003



    Nouveautés dans la continuité

Nous voici donc au début de l'année 2002. Et chez Apple, début d'année rime avec MacWorld Expo de San Francisco. C'est donc dans un climat de grande attente que Steve Jobs s'apprête à monter sur scène pour sa conférence d'ouverture de la MacWorld Expo, le 7 janvier 2002. Il faut dire que cette fois, Apple a sorti le grand jeu : depuis une semaine, chaque jour, une petite phrase sur le site de la marque à la pomme fait monter la pression : "Ca va être un grand coup, même d'après nos critères", "Au-delà des sites de rumeurs, bien au-delà", "Allez fièrement où aucun PC n'est jamais allé", etc. La KeyNote a même été avancée de 24 heures (pour mieux évincer Bill Gates, qui avait prévu sa propre conférence au Consumer Electric Show au même moment ?), et allongée de la moitié de sa durée... De plus, l'AppleStore, qui déjà annonçait l'indisponibilité de l'iMac, est fermé depuis quelques heures... Sans oublier les traditionnelles rumeurs : l'iMac à écran plat qui, pour la n-ième fois, est annoncé "de source sûre", de nouveaux PowerMacs plus puissants (on parle même du G5 !), et même un organiseur électronique équipé d'une reconnaissance de caractères révolutionnaire...
La pression retombe vite, suite à deux "fuites" : la première vient du magazine Time qui révèle, avant même le début de la conférence, l'aspect du nouvel iMac... puis du site d'Apple lui-même qui met à jour sa page d'accueil trop tôt, révélant ainsi les caractéristiques techniques du nouvel iMac, et l'existence d'un nouvel iBook.

Les annonces étant divulguées, les premières présentations de la KeyNote perdent un peu de leur intérêt : les éditeurs tiers (en particulier Adobe) présentent leurs nouveautés et leurs projets, puis Steve Jobs revient longuement sur le concept du digital hub. Il en profite pour présenter iPhoto, le maillon manquant dans le monde numérique d'Apple. Ce logiciel permet de récolter les photos prises avec un appareil photo numérique, de les classer, de les recadrer, d'effacer les yeux rouges, de les imprimer et même d'en faire des albums ou des diaporamas, en toute simplicité.
iPhoto rejoint ainsi les 2500 applications déjà disponibles sur MacOS X, permettant à Apple de proposer MacOS X comme système par défaut des nouveaux Macs, avec plus de deux mois d'avance sur les objectifs initiaux.


Ensuite, vient le tour de l'iBook : celui-ci voit son prix baisser en entrée de gamme, et un graveur de CD capable également de lire des DVD (combo drive) équipe le modèle intermédiaire, tandis qu'un nouveau modèle équipé d'un écran 14 pouces (au lieu du 12 pouces habituel) complète la gamme.

Vient enfin le tour du nouvel iMac : comme l'explique Steve Jobs, les équipes d'Apple travaillent sur le projet depuis deux ans, pour offrir un vrai remplaçant à la machine qui a marqué le grand retour d'Apple. Cédant aux demandes des utilisateurs, les ingénieurs y ont donc placé un processeur G4, un graveur de DVD en haut-de-gamme et surtout un écran plat de 15 pouces. C'est d'ailleurs l'intégration de tous les composants qui a demandé tant de travail à Apple, puisque l'idée du design est venue à Jonathan Ive en moins d'une journée, après que Steve Jobs lui ait demandé "de laisser chaque élément en vérité avec lui-même"... Et c'est ainsi que l'écran plat est vraiment plat et semble flotter dans l'air, tandis que la base se fait petite et discrète, en forme de demi-sphère.

Parmi les autres bonnes nouvelles, un nombre : 125.000 iPods vendus en 2 mois, un chiffre qui dément toutes les prévisions alarmistes et qui augure pour l'iPod d'un avenir bien plus rose que celui du Cube ! Pendant ce temps, les Apple Store ouverts tout au long de l'année aux Etats-Unis attiraient plus de 800.000 clients.

Dès le surlendemain, Apple rend public les chiffres de la diffusion en direct sur Internet de la KeyNote : 160.000 téléspectateurs, nécessitant la diffusion de plus de 16 Gigabits de données chaque seconde depuis les serveurs d'Apple. Le record de la précédente MacWorld est doublé ! Avec 11 teraoctets de données téléchargés pendant les deux heures de diffusion, c'est à nouveau le record de streaming sur Internet !

Trois semaines plus tard, Apple annonce les premiers résultats. 150.000 iMacs ont été commandés : c'est plus que ce qu'avait réussi à faire l'iMac original en 1998 ! Les premiers exemplaires du seul modèle commercialisé en janvier (le haut-de-gamme) commencent d'ailleurs à être distribués.

Et pour que les professionnels ne soient pas en reste, Apple profite de l'occasion pour annoncer, en toute discrétion, ce qui apparaît pour beaucoup comme la dernière mise à jour de la série G4 : trois nouveaux modèles à 800 Mhz, 933 Mhz et 1 Ghz (en fait, 2 processeurs à 1 Ghz sur ce dernier modèle). Les deux derniers modèles sont équipés de la nouvelle carte vidéo GeForce 4MX de nVidia, alors que la marque n'a pas encore annoncé leur disponibilité sur PC, prévue pour le 6 février. Ces mêmes modèles embarquent 2 Mo de mémoire vive DDR SDRAM capable d'échanger des informations avec le ou les processeurs à plus de 4 GB/sec ! Apple en profite pour rappeler que ces 2 Mo de mémoire ne sont pas ralentis par d'autres échanges, puisqu'ils bénéficient d'un bus dédié les reliant au processeur, contrairement aux cartes-mères de Pentium 4, qui utilisent la mémoire DDR depuis déjà quelques temps...

Peu après, Apple annonce que QuickTime, sa technologie multimédia, a dépassé son concurrent Real, qui distribue ses deux logiciels RealVideo et RealOne. Les chiffres des téléchargements (80 millions pour QuickTime, 75 millions pour Real) de l'année 2001 ne semblent pas suffire à Real, qui conteste la version d'Apple en accusant ce dernier de ne pas tenir compte, entre autres, des téléchargements multiples par une même personne. Apple rappelle pour sa défense que QuickTime équipe en plus 150 caméras et appareils photos numériques, représentant plus de 10 millions de licences supplémentaires...
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, le 12 février à l'occasion de la conférence QuickTime Live! à Los Angeles, Apple présente la nouvelle version de QuickTime, numérotée 6. L'innovation principale de la nouvelle version tient en quatre lettres et un chiffre avec un tiret au milieu : MPEG-4. Ce standard émergeant promet de devenir le support de diffusion multimédia du futur, par informatique ou sur tout autre support. Si le logiciel est prêt, Apple ne peut pas le distribuer, faute d'accord avec la MPEG-LA, l'association qui regroupe les créateurs du format, et qui défend ses intérêts économiques : elle souhaite que toute personne utilisant le format MPEG-4 paye pour chaque diffusion ! Apple se déclare prête à payer un prix raisonnable pour inclure le format MPEG-4 dans QuickTime, comme elle le fait déjà pour le MP3 ou Sorenson, mais la deuxième condition lui paraît impropre à permettre une utilisation massive du format, et difficile à mettre en œuvre. Le format QuickTime, choisi par l'Internet Streaming Media Alliance comme format de base pour le MPEG-4, a du souci à se faire : malgré les annonces optimistes de la MPEG-LA qui espère bien arriver rapidement à un accord, les formats concurrents comme le DivX (basé à l'origine sur un piratage du format MPEG-4) s'imposent doucement, quelquefois avec une meilleure qualité de compression. Mais le MPEG-4 espère bien tirer son épingle du jeu grâce à ses capacités multimédia inégalées. Apple présente en même temps QuickTime Broadcaster, un logiciel gratuit permettant de diffuser en direct sur Internet des vidéos compressées en MPEG-4 ou dans tout autre format.

Deux semaines plus tard, c'est un Grammy Award qui vient récompenser Apple pour sa contribution au développement de l'industrie musicale. Apple rejoint ainsi des nominés prestigieux comme Sony et Phillips (inventeurs du CD). C'est la reconnaissance d'une intégration sans égal de la marque à la pomme dans une industrie à la fois à la pointe de la technologie et souvent décalée.

Le 7 mars, c'est un autre marché fidèle d'Apple qui confirme le succès de la marque à la pomme : celui de la photographie numérique. Deux mois après son lancement, iPhoto dépasse le million de téléchargements, alors même qu'il est réservé aux machines tournant sous MacOS X. Le petit logiciel de gestion d'images numériques prouve qu'il a su trouver sa place dans le cœur des utilisateurs, pourtant peu enthousiasmés lors de sa présentation au public.

Le 14 mars, Apple lance Apple Remote Desktop pour MacOS X, qui remplace l'Apple Network Assistant de MacOS classique. Cet outil permet de gérer un parc de Macintosh en réseaux, que ce soit au moment de l'installation des logiciels, ou pour la surveillance de l'utilisation, le dialogue entre ordinateurs, la prise de contôle et l'affichage d'informations.

Ce succès semble pourtant menacé : depuis quelques jours, des rumeurs et analyses très inquiétantes circulent sur Internet et, plus grave, dans les cabinets financiers proches de Wall Street. Apple rencontrerait de gros problèmes de fabrication avec l'iMac nouvelle génération. On parle de Firmware déficient, de pénurie d'écrans plats, voire de radiations ! Le cabinet Merri Lynch présente des statistiques selon lesquelles Apple aurait produit à peine 15.000 nouveaux iMacs en 2 mois, à comparer aux 150.000 commandes revendiquées au même moment par le fabriquant.
Si les alertes des analystes étaient sûrement en partie fondées, Apple rassure les actionnaires lors de la MacWorld Expo de Tokyo, le 21 mars 2002. Apple fournit en effet à ce moment 5.000 iMacs chaque jour, et atteint 125.000 exemplaires produits. Voilà pour la bonne nouvelle. Mais du même coup, Apple se voit obligée d'imposer une hausse de prix de 100 dollars sur tous les modèles, en raison de la hausse des prix des composants, particulièrement des écrans plats et de la mémoire vive.

La MacWorld Expo de Tokyo est aussi l'occasion de présenter quelques produits haut de gamme: un nouvel écran plat 23 pouces pour les professionnels de la vidéo, capable d'afficher en 1920 pixels sur 1200 (le premier écran pouvant afficher en taille réelle le format haute définition HDTV), un iPod équipé d'un disque dur de 10 Go (atteignant 500 dollars, le prix de deux consoles de jeu PlayStation 2 !), et un petit adaptateur USB pour Bluetooth, le standard de communication sans-fil entre éléments informatiques (ordinateur, PDA, téléphone portable…).

Le 4 avril, Apple achète la société Zayante, spécialiste des technologies IEEE 1394 (le fameux FireWire d'Apple). Apple compte ainsi renforcer encore son rôle pour imposer son standard, qui doit faire face à l'USB 2 qui le rattrape en termes de débits, même si avec Sony derrière lui (l'iLink est un simple FireWire) ainsi que toute l'industrie de la vidéo numérique, Apple peut garder confiance dans son standard, prêt à évoluer pour reprendre un avantage décisif.

Et puisqu'on parle de l'industrie de la vidéo numérique, on peut s'arrêter un instant sur les deux annonces du lendemain. C'est tout d'abord l'annonce de la disponibilité de DVD Studio Pro 1.5 sur MacOS X, achevant ainsi le portage des applications d'Apple sur son nouveau système.
Le multitâche de MacOS X permet à DVD Studio Pro de tourner en tâche de fond, c'est-à-dire que l'encodage MPEG-2, longue étape de préparation du DVD vidéo, ne bloque plus l'ordinateur. Dans le même temps, Apple présente Cinema Tools, un ensemble de technologies logicielles qui s'ajoutent à Final Cut Pro, son logiciel de montage vidéo. L'outil, destiné aux professionnels de la vidéo, permet de travailler avec des vidéos haute-définition (moyennant l'ajout d'une carte compatible dans l'ordinateur), ou même des films 16 et 35 mm. Après l'écran plat 23 pouces présenté peu avant, Apple fait un nouveau pas de géant pour s'imposer sur tous les marchés de la vidéo. D'ailleurs, un peu plus d'un an après le lancement du SuperDrive et d'iDVD, Apple s'autoproclame leader de l'industrie de la création de DVD, puisqu'elle a écoulé un demi-million de graveurs et 2 millions de disques vierges.

Fin avril, Apple crée par deux fois la surprise. Tout d'abord en présentant le 17 avril des résultats financiers supérieurs aux prévisions : 40 millions de dollars de bénéfice pour 813.000 Macs vendus, parmi lesquels 220.000 nouveaux iMacs. La surprise est d'autant plus importante que tout le reste de l'industrie informatique, Microsoft, IBM et Intel en tête, reste au fond du gouffre.
Et comme pour s'assurer de ne perdre aucune part de marché, et reconquérir les bastions perdus, Apple présente le 29 avril son nouveau eMac, avec un "e" comme éducation. Depuis un an, Apple n'est en effet plus le leader de l'informatique dans l'éducation, sa place historique ayant été conquise par Dell. Avec sa nouvelle machine, au prix particulièrement agressif (999 dollars pour les établissements scolaires et universitaires), Apple espère remporter de nouveaux marchés et faire remonter les chiffres de ses ventes, plombés par un ancien iMac vieillissant et un nouveau iMac peu accessible pour l'éducation. La machine, réservée aux étudiants, enseignants et institutions de l'éducation, offre un écran 17 pouces (tube cathodique plat) dont la résolution atteint 1280 pixels fois 960, un processeur G4 à 700 Mhz, et la même connectique que l'iMac (trois ports USB, deux ports FireWire, Ethernet, sortie écran en mode miroir). Si le modèle d'entrée de gamme ne conserve qu'un lecteur de CD-Rom pour limiter son prix, d'autres modèles sont disponibles avec lecteur DVD et graveur de CD.
Dès le 4 juin, Apple décide d'ouvrir le marché de l'eMac, plutôt que de le réserver à l'éducation. Si chacun se réjouit de cette nouvelle qui permettra d'acquérir un G4 bon marché, certains se demandent ce que cache cette annonce : faiblesse du marché de l'éducation, baisse des ventes de l'iMac à écran plat...

En même temps, Apple lance une mise à jour de son portable PowerBook G4 Titanium. Le petit nouveau garde toutes les caractéristiques de son grand frère, mais voit la fréquence de son processeur atteindre 667 et 800 Mhz, tandis que l'écran (toujours de 15,2 pouces) passe en 1280 pixels fois 854. La sortie VGA est remplacée par une sortie DVI pour connecter des écrans numériques, et même les fameux écrans plats d'Apple, grâce à un adaptateur DVI-ADC, offerts aux nouveaux acheteurs d'un nouveau PowerBook et d'un écran plat Apple. Apple profite de la mise à jour pour réintégrer une entrée audio sur le portable, rendant l'utilisation d'un adaptateur USB inutile.

A l'occasion de la WWDC 2002 qui se déroule comme chaque année début mai à San Jose, en Californie, Apple présente la nouvelle future version de MacOS X, surnommée Jaguar. Apple qui se targue maintenant de développer "le système UNIX le plus diffusé au monde", promet donc de l'améliorer encore, par des applications comme iChat (discussion sur internet), Adress Book (pour garder vos contacts sous la main), et des technologies comme QuickTime 6 (et le fameux MPEG-4), Rendezvous (sorte de système de reconnaissance des périphériques et réseaux), Quartz Extreme (accélérateur des technologies d'affichage de MacOS X), sans oublier Ink, système de reconnaissance d'écriture dérivé de la technologie Newton.

    A l'attaque de nouveaux marchés

Le 14 mai, Steve Jobs présente à la presse le Xserve, à l'occasion d'une de ces petites réunions au siège d'Apple qui tendent à devenir le lieu privilégié pour révéler les nouveaux produits de la pomme. Le Xserve vient combler un vide dans la gamme Apple : c'est un serveur, mais, contrairement aux G3 puis G4 Server qui jouaient ce rôle depuis quelques années, n'est pas une simple déclinaison d'un modèle grand-public. Au menu, donc, un nouveau format inédit pour un Macintosh, le "1U" (c'est-à-dire une taille de grosse boîte à pizza), qui permet d'empiler les Xserves dans des armoires standardisées qui accueillent déjà les serveurs de Sun, Hewlett-Packard ou IBM.
Apple, qui avoue entrer dans ce marché avec prudence, dispose pourtant d'avantages de taille, à commencer par le ou les processeurs G4 embarqués dans le serveur, offrant une puissance potentielle inégalée. Le choix des disques durs au format ATA/100 (au lieu du traditionnel Ultra3 SCSI) a laissé certains experts circonspects, mais Apple les présente comme plus véloces et moins coûteux. En revanche, les 2 Mo de cache L3 en DDR-SRam associés à chaque processeur, ainsi que l'adoption de la mémoire DDR-SDRam, en font le Mac le plus puissant jamais sorti des usines d'Apple. Ajoutez à cela quatre disques durs pouvant être remplacés sans éteindre la machine ni sortir de tournevis, deux ports Ethernet à 1 Gb/s, trois ports FireWire, et l'UNIX d'Apple qu'est MacOS X Server (fourni avec une licence pour un nombre d'utilisateurs illimité), et vous obtenez un petit serveur qui a tout d'un grand... sauf le prix. Les premiers exemplaires commencent à être distribués au mois de juillet, après plus de 4000 commandes. Les premiers tests de la machine montrent, comme à l'habitude, un bon niveau de performance en utilisation standard (serveur Web, serveur de fichiers), et une annihilation de la concurrence sur les applications optimisées pour le G4 (à l'image du système d'analyse d'ADN développé par Apple et Genentech).

Moins d'une semaine plus tard, c'est à nouveau la gamme iBook qui prend un petit coup de jeune, en gagnant 100 Mhz au compteur, une nouvelle carte vidéo Mobility Radeon pour le haut de gamme, et deux fois plus de mémoire cache pour tout le monde.

Le 29 mai, la 1394 Trade association, qui s'occupe du développement et de la gestion administrative de la norme IEEE-1394 (plus connue comme i.Link chez Sony ou FireWire chez Apple) décide d'utiliser le logo et le nom de la norme utilisés par Apple, permettant de faire un peu de ménage parmi les dénominations du standard de connexion de caméscopes numériques et autres périphériques à haut débit sur les ordinateurs. La norme subit en effet de plein fouet l'arrivée de l'USB2, qui promet des débits théoriques plus importants, même si en pratique, il semblerait que le FireWire conserve son avance. De plus, il se dit ici et là que la version 2 du FireWire, à 800 Mb/s (contre 480 pour l'USB2 et 400 pour le FireWire) serait proche de débarquer sur nos machines.

Le 4 juin, en même temps que l'arrivée de l'eMac dans la grande distribution, Apple décide de diffuser une version "Public Preview" de QuickTime 6, intégrant presque toutes les technologies de la version finale, toujours prévue pour l'été. Les utilisateurs peuvent donc faire la connaissance du format MPEG-4, et apprécier la qualité des images qu'il offre, même en direct sur Internet. Et évidemment, l'AAC (format audio du MPEG-4) est présent lui-aussi, et promet une qualité supérieure à celle du MP3 et (devinez quoi) du WMA de Microsoft. QuickTime Broadcaster, le logiciel de diffusion en direct de vidéo, est lui aussi proposé en téléchargement.

Le 10 juin, changement de cap dans la stratégie publicitaire d'Apple. Après une lente disparition du slogan "Think Different", et l'émergence discrète de "Tout est plus facile avec un Macintosh", la marque à la pomme présente "Switch" (que l'on pourrait tenter de traduire de manière barbare par "Changez"), une vaste campagne de communication présentant les intérêts de passer du PC au Mac, ceux qui ont franchi le pas, et tous les conseils pour ceux qui hésitent. Interrogé à cette occasion sur ses rapports avec Microsoft, Steve Jobs plaisante en faisant remarquer que quelques points de parts de marché en moins ne changeront rien pour eux, mais tout pour Apple... En plus de 8 spots télévisés (et 2 de plus peu après), présentant des M. et Mme Tout-Le-Monde bien contents d'être passé du côté obscur à la lumière, la campagne est relayée par une nouvelle section dans le site Web d'Apple, avec tout ce qu'il faut savoir pour réussir le changement. Quelques pages de pubs dans les grands journaux américains achèvent le matraquage.

A quelques jours de la MacWorld Expo de juillet que certains prédisent explosive et d'autres ennuyeuse, deux études viennent ranimer la fierté des utilisateurs de Mac. C'est tout d'abord ce test comparatif de USA Today, entre un G4 bi-1Ghz et un PC Sony fonctionnant à 2.2 Ghz, ce-dernier étant battu à plate couture par le Mac, dans des tests sous Photoshop 7. La deuxième étude, plus sociologique et menée par le cabinet Nielsen/NetRatings, arrive à la conclusion que les utilisateurs de Mac sont plus instruits, plus riches, et plus habitués à Internet et aux achats en ligne que leurs petits camarades de chez Wintel...

Le 15 juillet, Apple lance enfin la version finale du tant attendu QuickTime 6, qui sera téléchargé à plus d'un million d'exemplaires pendant les 36 heures qui séparent sa mise à disposition sur Internet et la conférence inaugurale de la MacWorld Expo de New-York. Cette conférence est d'ailleurs proposée pour la première fois en format MPEG-4, pour la diffusion en direct sur Internet.

La veille de l'ouverture de la MacWorld Expo de New-York, le 16 juillet, Apple annonce ses résultats trimestriels. Comme prévu, ils sont inférieurs à ceux du trimestre précédent et du même trimestre de l'année précédente, mais Apple reste bénéficiaire, ce qui n'empêche pas les investisseurs de laisser plonger le titre, d'autant plus que le quatrième trimestre risque fort d'être déficitaire pour Apple. Une fois de plus, Apple est seule avec Dell à résister à l'effondrement du marché de l'informatique... même si les ventes ont plongé, particulièrement les PowerMacs dont tout le monde attend une grosse mise à jour.

17 juillet 2002. Alors que même les sites de rumeurs les plus téméraires n'attendent plus de grande surprise, la MacWorld Expo de New-York ouvre ses portes aux 50.000 visiteurs qui vont y défiler durant quatre jours. Comme à son habitude, Steve Jobs prend les rênes d'une KeyNote de près de deux heures, pour présenter aux spectateurs du Jacob Javits Center les dernières créations de la marque à la pomme. Deux heures de "cours magistral" sans passion, mais particulièrement révélatrices du grand tournant qu'Apple est en train de négocier. Après avoir fait rentrer l'ordinateur dans les foyers à la fin des années 70, après l'avoir rendu simple à utiliser dans les années 80, après l'avoir rendu beau à regarder à la fin des années 90, Apple peaufine son concept de "hub numérique" en faisant du Macintosh le centre de tout un univers numérique qui va de la photo à l'emploi du temps, de la musique au carnet d'adresse, de la vidéo à l'écriture, de l'information à la communication.
Côté matériel, pas beaucoup de nouveautés : baisse de prix des iPods 5 et 10 Go, nouvel iPod 20 Go, télécommande pour tous sauf le modèle 5 Go, et compatibilité Windows en prime. Un nouvel iMac, avec un écran 17 pouces panoramique et une puce graphique GeForce 4 MX, complète la gamme dont les spécifications restent inchangées.
Côté logiciel, en revanche, c'est une avalanche de nouveautés. MacOS X 10.2 alias "Jaguar", est l'occasion pour Apple de mettre en place quantité de nouvelles technologies, dont tirent partie en premier lieu les "iApps", mis à jour ou créés pour l'occasion. Parmi ces technologies : Rendezvous (qui permet à un périphérique ou un ordinateur de se présenter de lui-même sur un réseau avec ou sans fil pour permettre aux autres ordinateurs de dialoguer avec lui), iCal (pour gérer ses emploi du temps et ceux des autres), Adress Book (pour garder tous ses contacts), iChat (pour discuter ou échanger des documents en direct), et iSynch (pour synchroniser ses données telles que les emplois du temps ou les carnets d'adresses entre ses ordinateurs, son téléphone et son Palm). Toutes ces technologies interagissent, permettant de lire depuis un Mac les fichiers audio d'un autre Mac grâce à iTunes 3 et Rendezvous, ou de savoir quand un utilisateur se connecte à un réseau et de lui envoyer des documents, ou encore de faire composer un numéro de téléphone à son mobile BlueTooth directement depuis le carnet d'adresses de MacOS X.
iTunes, qui passe en version 3, se voit ajouter quelques options intéressantes, parmi lesquelles des listes de lecture intelligentes classant les chansons en analysant vos goûts ou vos habitudes (pour ne présenter par exemple que les plus écoutées, celles auxquelles vous donnez les meilleures notes, ou même celles que vous délaissez depuis trop longtemps). Une fonction bien pratique permet d'égaliser le volume sonore entre toutes les pistes pour éviter de devoir jouer avec le réglage de volume...
Sherlock, qui lui aussi voit arriver sa troisième version, devient un véritable centre de recherche sur Internet, qui se passe dorénavant de tout navigateur pour afficher ses résultats. Il sait rechercher des informations, des images, des résultats boursiers, les dates et lieux de projection de films près de chez vous, les suivis d'enchères sur Internet ou encore les pages jaunes... Le tout sans jamais se casser la tête, grâce à une fenêtre évolutive qui regroupe toutes les informations et permet de naviguer parmi les recherches et résultats.
Seule ombre au tableau : la transformation des iTools en ".Mac" (un emprunt d'Apple à Microsoft qui avait créé ".Net" peu avant), et la disparition de la gratuité de ce service. Il faut dire qu'en plus du traditionnel e-mail "@mac.com" et de l'espace sur le serveur pour stocker ses fichiers et ses photos, Apple fournit maintenant sur son service ".Mac" de nombreuses technologies de partage de fichier, de sauvegarde, d'anti-virus, de synchronisation de données... Tout cela a un prix, mais le choc est grand pour les millions d'utilisateurs du service, qui vont devoir chercher ailleurs une adresse mail gratuite... A 100 dollars l'année, moitié moins pour les anciens abonnés la première année, le coût sera prohibitif pour beaucoup.
Le site web d'Apple profite d'un petit coup de peinture à l'occasion de ces grands changements. Les boutons de l'interface héritent du nouveau look de MacOS X Jaguar, la pomme abandonne sa couleur (ultime rescapée de l'époque des ordinateurs colorés), la police Apple Garamond est remplacée par la police du Xserve et de l'eMac, et iTools devient ".Mac" (les iCards avaient laissé la place à Switch depuis le 10 juin).


Pour les nouveautés matérielles, il faut attendre le 13 août, avec le lancement de la nouvelle gamme de PowerMacs qui, sur le papier, offre enfin les technologies tant attendues : mémoire vive DDR à 333 Mhz, carte graphique ATI Radeon 9000 Pro, et double-processeur sur toute la ligne, de 867 Mhz à 1.25 Ghz secondés par 2 Mo de mémoire cache. Mais voilà, une fois les tests dévoilés, la nouvelle gamme ne paraît pas si rapide : Apple annonce le modèle à 1.25 Ghz comme « 25% plus rapide que l’ancien modèle à 1 Ghz » qui, rappelons-le, ne disposait pas de la nouvelle mémoire vive mais d’une simple carte-mère à 133 Mhz. Qu’est donc devenu le gain de performances que l’on pouvait attendre de la nouvelle architecture ? Il semblerait qu’en fait, ce soit le processeur qui est incapable de tirer parti de l’accélération du bus… Dans le même temps, les machines grand public continuent leur lente évolution, l’eMac gagnant un graveur de DVD, et l’iMac voit son prix légèrement réduit.

Dès le 23 août, Jaguar est commercialisé en grande pompe, au cours de soirées intitulées « 100 minutes de Jaguar », au cours desquelles les AppleStore et les revendeurs participants proposent des démonstrations du nouveau système. En un week-end, plus de 100.000 copies sont distribuées ! Seul iCal manque à l’appel, mais rejoint vite le reste de la troupe, en étant disponible par téléchargement dès le 10 septembre.

Le 10 septembre, c’est justement la date de l’ouverture d’AppleExpo, à Paris, et comme à son habitude depuis son retour aux affaires, Steve Jobs est de la fête. Et comme souvent à Paris, peu d’annonces à se mettre sous la dent, à part peut-être la décision controversée d’Apple d’empêcher les PowerMacs de démarrer sous MacOS 9 à partir de 2003…

Le 30 septembre, c’est iSync qui est enfin diffusé en version beta, deux mois après sa première présentation publique. Le lendemain, on apprend que le très décrié service « .Mac » payant, vient d’atteindre 180.000 clients, ce qui est un chiffre plutôt honorable. Et deux semaines plus tard, c’est QuickTime 6, gratuit, qui dépasse les 25 millions de téléchargements.

Début octobre, une nouvelle rumeur déferle sur le monde Mac. A l’origine, deux faits : le G4 de Motorola qui pédale dans la semoule après des débuts en fanfare, et IBM qui s’apprête à présenter une version « light » de son processeur vedette, le Power4. Le 7 octobre, la puce 64 bits dénommée « PowerPC 970 » est présentée au public, et ses spécifications techniques en font un processeur proche de ceux utilisés par Apple, notamment par l’utilisation d’une technologie similaire à l’AltiVec (mais pas forcément 100% compatible). Mais la comparaison s’arrête là : avec une gravure prévue pour atteindre 0,09 microns dès 2003, un bus mémoire à 900 Mhz, et un premier modèle à 1,8 Ghz, on se prend à rêver de Macs surpuissants et équipés d’un processeur bénéficiant des avancées de son grand frère professionnels, et non plus boulet de la gamme d’un fondeur qui ne lui trouve que peu de débouchés.

Durant les semaines qui suivent (et cela n’a rien à voir, vous l’aurez compris), se déroule le passionnant feuilleton des MacWorld Expo. C’est d’abord celle de juillet, qui quitte New-York pour retourner à Boston, et à laquelle Apple décide de ne pas participer, à la grande surprise de son organisateur, IDG. Celui-ci, bien décidé à se venger, refuse à Apple le droit de participer à l’édition de janvier, à San Francisco… Puis, début décembre, c’est au tour de l’édition de Tokyo (qui se déroule d’habitude en mars) d’être annulée, puisque ni Apple, ni Microsoft, Macromedia et Adobe ne comptent y participer. Ensuite, et puisqu’il n’en reste qu’une, c’est l’édition de juillet qui est remise en cause… Le site LoopRumors, qui est comme son nom l’indique, un site de rumeurs, dévoile l’idée qui sous-tend ces annulations en chaîne : Apple aurait l’intention de mettre en place ses propres expositions, sans l’aide d’IDG qui reste propriétaire des MacWorld. Evidemment, aucune confirmation n’est apportée.

Pendant ce temps, et après les mises à jour logicielles de juillet et professionnelles d’août, c’est au tour des portables de profiter d’un coup de jeune, le 6 novembre. En prévision des fêtes de fin d’années, et misant sur ses gammes qui se vendent le mieux, Apple dépoussière ses deux modèles : l’iBook et le PowerBook. Le premier gagne 100 Mhz, une meilleure carte graphique, et perd jusqu’à 300 euros ! Le deuxième atteint le Ghz, se voit équipé de la carte ATI Radeon 9000, et surtout du SuperDrive enfin embarqué dans un portable. Et malgré ses avancées, les prix baissent de 600 à 1400 euros, pour passer à moins de 4000 euros pour le modèle haut de gamme. Autre avancée, symbolique cette fois : la livraison d’un DVD d’installation avec les PowerBooks G4 à la place de la flopée de CD auparavant d’usage.

Un mois jour pour jour plus tard, Apple passe à nouveau le cap du million : après le million d’Apple II produits en 1983, de Macintosh en 1987, de PowerMacs en 1995, c’est l’AppleStore qui voit passer son millionième client en-ligne…

Et nous voici en 2003… Janvier, mois des flocons de neige qui doucement recouvrent les rues de San Francisco où se déroule une nouvelle fois la MacWorld Expo et son KeyNote ou conférence d’ouverture, menée de main de maître par un Steve Jobs dans son costume traditionnel : jean et col roulé. Les commentateurs ont déjà catalogué cette édition 2003 comme « sans intérêt ». L’iCEO d’Apple s’empresse de le démentir : il s’apprête à présenter l’équivalent de deux Keynotes. Après les traditionnels chiffres (51, 7.8 millions, 600.000, et 5 millions, à savoir le nombre d’AppleStore ouverts, les visiteurs sur le site Switch, les iPods vendus et les utilisateurs de MacOS X), vient le tour des logiciels, avec en particulier une version grand public de Final Cut, dénommée Express. Puis viennent les tours d’iTunes, iMovie, iPhoto et iDVD, qui se voient améliorés et intégrés les uns aux autres pour former iLife, sorte d’Office du hub numérique.

A propos d’Office, parlons donc un peu de Microsoft… Si Apple ne peut pas rivaliser contre le géant de Redmond (c’est à quelques centaines de kilomètres au nord de Cupertino), Steve Jobs s’apprête tout de même à porter deux coups de couteau dans le dos de son adversaire. Le premier couteau s’appelle Safari : c’est un navigateur Internet, qui se veut le plus rapide du monde Mac et qui s’attaque de front à Internet Explorer. Malgré ses défauts de jeunesse, le logiciel offre un potentiel d’évolution prometteur. D’ailleurs le succès sera immédiat, avec 500.000 téléchargements en 3 jours !
Ensuite, vient le tour d’un deuxième logiciel : Keynote. Etait-ce cela que Steve Jobs voulait dire en parlant de « deux keynotes » ? Le logiciel, concurrent direct du PowerPoint de Microsoft, se veut aussi complet, compatible avec son format de fichier, mais bien plus puissant graphiquement : gestion de formats de toutes sortes, de graphismes de qualité, de transitions OpenGL… Steve Jobs annonce même avoir utilisé les versions beta du logiciel pour toutes ses conférences de l’année 2002 !

Et le PDG d’Apple ne s’arrête pas là : il a encore quelques surprises dans son chapeau. Un chapeau de taille, visiblement, puisqu’il contient deux ordinateurs portables : deux nouveaux PowerBooks équipés l’un d’un écran 12 pouces, l’autre d’un écran 17 pouces ! Le plus petit et le plus gros des portables jamais conçus par Apple… Au menu : G4, graveur DVD, mémoire DDR, sans oublier, sur le modèle 17 pouces, le FireWire 2 et le clavier rétro-éclairé par fibre optique, c’est chic. Et pour tout le monde, le nouvel AirPort Extreme qui pousse la technologie de réseau sans fil de 11 à 54 Mbps, et une version beta du gestionnaire graphique X11, tout droit arrivé d’UNIX, et adapté pour permettre l’utilisation des logiciels X11 sur Mac. En trois mois, ce seront près de 150.000 produits basés sur AirPort Extreme qui seront vendus par Apple.

A la fin du mois de janvier, c’est au tour de la gamme des PowerMacs d’être à nouveau accélérée, avec l’apparition d’un modèle équipé de deux processeurs G4 à 1.42 Ghz, et d’une nouvelle entrée de gamme avec un seul processeur à 1 Ghz. Reprenant les avancées des nouveaux PowerBooks, les machines de bureau intègrent maintenant le FireWire à 800 Mbs, Airport Extreme et BlueTooth. Le ventilateur a été remplacé par un modèle plus silencieux, et MacOS 9 n’est plus au programme : seul MacOS X permet maintenant aux machines de démarrer (deux des anciens modèles restent disponibles à la vente pour ceux qui ne peuvent se passer de l’ancien système). Les prix sont aussi largement revus à la baisse, de 20 à 30% par rapport aux anciennes configurations « Rapide, Plus rapide, Le plus rapide, Ultime ». Apple profite également de l’occasion pour baisser les prix de ses écrans plats, et présenter un nouveau modèle 20 pouces d’une définition très fine, avec 1,76 millions de pixels. Enfin, pendant ce temps, le Xserve qui avait été le premier utilisant la nouvelle architecture, étendue depuis aux PowerMacs, continue son petit bonhomme de chemin et ce sont pas loin de 500 unités qui quittent l’usine chaque semaine.

Quelques jours plus tard, le 4 février, c'est la gamme iMac qui est améliorée, avec l'apparition de la mémoire vive DDR et de l'AirPort Extreme, comme sur son grand frère le PowerMac. Les prix, de leur côté, sont revus à la baisse, qui profite également à la gamme eMac.
Six jours plus tard, en même temps qu'une version améliorée du Xserve, notamment doté du FireWire 800 et de deux G4 à 1,33 Ghz, c'est le Xserve RAID qui fait son apparition. On attendait depuis longtemps ce compagnon du Xserve, un système de stockage permettant, via quatorze disques durs, d'atteindre 2,5 teraoctets d'espace. Pour accéder à toutes ces données en un rien de temps, le Xserve RAID est doté d'une connexion fibre optique qui atteint les 2 Gb/s.

Le 19 mars 2003, c'est une figure connue de la politique américaine qui rejoint Apple : Al Gore, ancien vice-président de Bill Clinton, entre au Conseil d'administration, contre l'octroi de 30.000 stock options.

Le 6 avril, Apple met à jour ses trois principaux logiciels de vidéo professionnels : Final Cut Pro 4, Shake 3 et DVD Studio Pro 2. Pour le premier, de nombreuses nouveautés dans les outils de montage, de titrage, de compression, de sonorisation et de montage ; pour le second, qui a par exemple servi au montage du Seigneur des Anneaux II, une amélioration du travail distribué sur plusieurs serveurs, et de nouveaux effets visuels ; pour le troisième, de nouveaux outils d'édition et une nouvelle interface.


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