L'Aventure Apple



Chronologies : 2007 - 2009


    Apple, constructeur de téléphones portables...


Et voici déjà le début de l'année 2007. Le 9 janvier plus précisément. Nous sommes à San Francisco, à l'occasion de la MacWorld Expo traditionnelle du début d'année. Une nouvelle fois, l'événement a été précédé de rumeurs et autres prévisions, notamment au sujet de Leopard, le futur Mac OS X. La conférence s'ouvre sur l'Apple TV, nouveau nom de l'iTV présenté plusieurs mois auparavant. L'Apple TV se présente donc comme un Media Center, capable de diffuser sur la télévision le contenu de plusieurs ordinateurs auxquels il se connecte sans fil, par réseau wifi 802.11n. L'interface de navigation, proche de Front Row, permet également d'acheter des programmes directement sur l'iTunes Store. Ledit iTunes Store qui, au passage, vient d'atteindre les 2 milliards de téléchargements musicaux… Lancement prévu le 21 mars.

Puis Steve Jobs annonce « un iPod à écran panoramique, un téléphone portable révolutionnaire et un terminal internet sans égal ». Et il ne s'agit pas de trois produits, mais d'un seul ! Immédiatement, il présente l'appareil, de noir et d'argent vêtu, et fait remarquer qu'il n'y a ni clavier, ni stylet ! En effet, l'écran tactile se commande directement au doigt. Encore plus fort : l'écran, d'un nouveau type, est capable de suivre les mouvements de plusieurs doigts, ouvrant des possibilités inédites en termes d'interface. Doté d'un capteur de position, l'iPhone, puisqu'il s'appelle ainsi, bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage selon l'usage qui en est fait, et toute l'interface s'adapte à la position. Côté équipement, on y trouve un appareil photo 2 mégapixels, une prise 3,5 mm pour l'audio, le compartiment SIM, et un disque de 8 Go. Côté téléphonie, l'iPhone est quadribande (sans 3G). Le tout est dirigé d'une main de maître par une version spéciale de Mac OS X, conservant le multitâche, les possibilités graphiques, etc. L'iPhone excelle pour la navigation internet, les mails, la lecture de musique : ce n'est plus un téléphone, c'est un Mac de poche ! Les prix annoncés sont de 499 dollars en version 4 Go et 599 dollars en version 8 Go, disponible uniquement avec un engagement d'un an auprès de l'opérateur Cingular.




Seul souci : le nom iPhone, déjà utilisé par Cisco pour une gamme de téléphones compatibles wifi… Les semaines qui suivront la présentation seront marquées par des rebondissements nombreux.

Fort logiquement, les résultats du premier trimestre 2007 sont excellents. 7,1 milliards de dollars de chiffre d'affaire, 1 milliard de dollars de bénéfices, pour 1,6 millions de Macs et 21 millions d'iPods vendus. L'action AAPL, de son côté, s'envole à plus de 95 dollars, portée par les excellents résultats financiers et les promesses des produits en développement.

Et pour éviter que le public se lasse, la marque renouvelle la gamme iPod shuffle dès le 30 janvier, avec cinq nouvelles couleurs vives. Toujours aussi petit, l'iPod à 89 euros peut maintenant être assorti aux vêtements sur lesquels il s'accroche !



Le 5 février, c'est un conflit vieux de plusieurs années qui s'achève. Apple Inc. et Apple Corps. enterrent la hache de guerre. Les Macs et les Beatles s'entendent sur l'utilisation de la marque, détenue à l'origine par la maison de disque des Beatles, qui avait autorisé le concepteur d'ordinateurs à l'utiliser, dans le seul domaine de l'informatique. Avec l'iPod puis l'iTunes Music Store, la marque avait largement dépassé ses prérogatives. L'accord conclu en ce début 2007 inverse les rôles : le papa du Mac devient propriétaire de la marque Apple, tandis que la maison de disque obtient un droit d'utilisation. Les conditions de l'accord, notamment financières, n'ont pas été communiquées. Après des années de conflits, les fans des Beatles se prennent à rêver que la discographie des quatre garçons dans le vent fasse enfin son apparition sur iTunes, accompagnée, pourquoi pas, d'un iPod à leur effigie ?

Pendant ce temps, du côté de Microsoft, on reconnaît, par la voix de Steve Ballmer (et quelle voix !), que le lancement très médiatisé de Vista n'a pas eu l'effet escompté et que les ventes n'ont pas autant bondi que l'on pouvait s'y attendre après des mois de patience. Peu de nouveautés logicielles après cinq ans d'attente, la nécessité de posséder une configuration puissante, et un prix élevé, ont conduit beaucoup de clients à renoncer à s'offrir le nouveau Windows. Et ce n'est pas Adobe qui contredira Steve Ballmer : l'éditeur a décidé de sortir sa nouvelle version du logiciel Premiere pour Mac, et de repousser la date de sortie pour PC. Les difficultés pour adapter le logiciel à Vista seraient plus nombreuses que prévu. Coïncidence amusante : c'est à peu près au même moment que des e-mails internes à Microsoft et datant de 1997 étaient rendus publics, dévoilant que la marque avait failli alors abandonner le développement d'Office pour Mac !

De leur côté, Apple et Cisco, tous deux en conflit au sujet du terme « iPhone », finissent par enterrer la hache de guerre le 21 février 2007. Peu d'informations ont filtré sur les termes de cet accord, qui autorise les deux marques à utiliser conjointement le nom « iPhone ». Pour fêter ça, Apple diffuse un premier spot de publicités, dans lequel défilent des extraits de films connus où l'on voit les acteurs décrocher leur téléphone et dire « Allo ». A la fin du spot, Apple donne rendez-vous au mois de juin, date de sortie de l'appareil. En attendant, Apple protège son bijou, en faisant notamment la chasse aux sites web portant son nom et aux logiciels censés donner son aspect aux autres téléphone.

Ce début d'année 2007 est aussi marqué par des rumeurs insistantes, voulant qu'Apple soit en retard dans le développement de MacOS X 10.5, alias « Leopard ». Après un premier démenti, la firme confirme ce retard. Raison officielle : le développement de l'iPhone aurait accaparé toutes les ressources d'Apple. De plus, ce délai laisserait le temps aux développeurs de se familiariser avec Leopard et d'y adapter leurs logiciels. Il faut dire qu'avec l'iPhone, les iPods, les différentes gammes de Mac, le système MacOS X et l'Apple TV, commercialisé le 21 mars, les projets ne manquent pas chez Apple ! Les succès non plus : l'iPod fête le 9 avril son cent-millionième exemplaire vendu !

Les résultats financiers publiés le 25 avril confirment l'excellente santé d'Apple : 5,26 milliards de dollars de chiffre d'affaire et 770 millions de dollars de bénéfices, pour 1,5 millions de Macs et 10 millions d'iPods vendus. C'est le second trimestre le plus rentable de toute l'histoire d'Apple. Pour ne pas ternir cette image, Steve Jobs se fend d'une lettre ouverte à Greenpeace, afin de démentir la plupart des critiques de l'association, mais aussi de promettre des efforts en termes de recyclage. Toute trace d'arsenic dans les moniteurs devrait ainsi avoir disparu fin 2008. Greepeace revoit sa notation : Apple passe de 2,7/10 à 5/10. L'action Apple grimpe en quelques heures et dépasse les cent dollars.

Le 15 mai, la gamme MacBook est mise à jour : l'ordinateur portable gagne un processeur Core 2 Duo à 2 ou 2,16 Ghz, et le wi-fi 802.11n. Le MacBook Pro suivra trois semaines plus tard : Core 2 Duo à 2,2 ou 2,4 Ghz, écran 15 pouces à technologie LED, et un écran « Full HD » (1920x1200 pixels) pour le modèle 17 pouces. A l'exception de la mémoire flash, on retrouve dans le portable professionnel d'Apple tous les ingrédients de la plateforme « Santa Rosa » d'Intel.

Le 30 mai 2007, apparaît le premier effet d'une "lettre ouverte" adressée quelques semaines plus tôt par Steve Jobs aux majors, leur demandant de renoncer à leurs exigences en termes de verrou des fichiers, les fameux DRM. Ce jour-là, la major EMI offre son catalogue sur l'iTunes Store, sans aucun verrouillage. Les morceaux sont certes vendus plus cher (1,29 euros), mais sont encodés en 256 kb/s (contre 128kb/s auparavant), et sont maintenant libres de DRM. On peut donc les copier sur tout appareil en mesure de lire des fichiers MP4 et AAC (comme la plupart des nouveaux téléphones portables). Apple appelle ceci "iTunes Plus".


Le 11 juin, Apple dévoile la dernière version beta de Leopard, le futur Mac OS X 10.5. Malgré les promesses, les nouveautés sont rares, la plupart ayant déjà été présentées. On découvre cependant une interface revue et unifiée, une barre de menus transparente, un dock en 3D, les piles de documents, la présentation Cover Flow dans le Finder pour naviguer dans ses fichiers comme dans iTunes, l'optimisation 64-bits, Spaces pour émuler plusieurs écrans, QuickLook pour prévisualiser les fichiers, Boot Camp pour démarrer sous Windows, iChat 4 et ses effets visuels, et Time Machine pour visualiser le contenu de votre Mac à une date précédente et le récupérer. Date de sortie : octobre.


Dans le même temps, Apple annonce la disponibilité de Safari pour Windows. Le navigateur vedette de la marque vient donc en concurrence d'Internet Explorer et FireFox. Annoncée comme plus rapide que ses adversaires, la première version est cependant un échec retentissant, l'utilisation se révélant impossible en raison de plantages inopinés et de bugs d'affichages. Le tir sera corrigé quelques jours plus tard dans une mise à jour, qui n'effacera cependant pas le mauvais accueil du logiciel.

En attendant Leopard, MacOS X 10.4 « Tiger » connaissait à la fin du mois de juin sa dixième mise à jour, numérotée… 10.4.10 ! Dans toute l'histoire d'Apple, c'est la première fois qu'une telle numérotation est utilisée, et elle fait grincer des dents les plus absolutistes des mathématiciens. Cependant, elle corrige quelques bugs et prend en charge de nouveaux périphériques. Dans le même temps, Apple TV connaissait sa première mise à jour, lui donnant accès à YouTube.

Enfin, le 29 juin à dix-huit heures (heure locale pour tous les magasins américains), l'iPhone tant attendu est mis en vente. Depuis plusieurs jours, les plus impatients avaient commencé les files d'attente devant les Apple Store et les boutiques AT&T. Difficile dans un premier temps de connaître les chiffres des ventes : 250.000, 500.000, un million ? Les boutiques se sont vite retrouvées à court de stock, même si l'approvisionnement a bien suivi. Seul bémol : en attendant les chiffres officiels, AT&T avoue n'avoir procédé qu'à 150.000 activations de lignes durant le premier week-end. Mévente toute relative, puisque même dans ces conditions, l'iPhone ferait mieux que l'iPod en son temps (150.000 ventes en deux mois), et aurait emporté en quelques heures près de 1% du marché des "smartphones"...

L'action Apple s'envole sur ces notes positives, et dépasse 110, 120, 130, puis 140 dollars en l'espace de quelques semaines ! Il faut dire que la marque maintient son objectif de 10 millions d'iPhones vendus d'ici fin 2008, et que les résultats de son second trimestre 2007 dépasse les prévisions : 5,41 milliards de dollars de chiffre d'affaire, 818 millions de dollars de bénéfices, 1,76 millions de Macs vendus et près de 10 millions d'iPods.

Steve Jobs profite de ces excellents résultats pour expliquer à ses troupes la nouvelle stratégie d'Apple. A ses deux secteurs d'activité (Macintosh d'un côté et iPod + iTunes de l'autre), la firme ajoute l'iPhone, en espérant bien en faire un jour un secteur aussi lucratif que l'iPod. Pour remercier ses équipes de leur investissement, le patron d'Apple offrira un iPhone à chacun de ses employés !

Les compteurs semblent tous passer dans le vert pour Apple. Pour une société donnée pour morte dix ans auparavant, sa santé est aujourd'hui impressionnante. Jugez plutôt : la marque vient de revenir dans le trio de tête des constructeurs informatiques au second trimestre 2007 aux Etats-Unis. Avec 26 % d'augmentation de ses ventes en un an, la marque détient maintenant 5,6% de ce marché. Il faut dire qu'avec 168 Apple Store sur le territoire, la marque s'assure une visibilité sans précédent. A titre d'exemple, l'Apple Store de la Cinquième Avenue, à New-York, vend cinq Macs par heure ! En bourse, son action s'envole, dépassant les 150 dollars, permettant à Apple de valoir plus cher en bourse que Hewlett Packard. Pendant ce temps, Microsoft parvient à vendre son millionième Zune, 9 mois après sa sortie. Mieux que l'iPod en son temps, mais fichtrement moins bien que l'iPod aujourd'hui, qui s'écoule par million toutes les semaines !

Une semaine plus tard, l'iTunes Music Store dépasse les trois milliards de titres téléchargés, pour un catalogue de cinq millions de chansons, 550 émissions de télévisions et 500 films. Pourtant la grogne monte : afin d'éviter de se retrouver pris au piège, comme cela s'était passé avec la musique, les majors mènent la vie dure à Apple pour obtenir plus de souplesse sur les prix. NBC finira même par annoncer qu'elle quitte le navire, cette décision prenant effet en décembre 2007 et provoquant la disparition de toutes ses séries sur le magasin en-ligne.

Depuis une semaine, on ne parlait plus que de lui : le « special event », invitation lancée par Apple aux journalistes. Le 7 août au matin, Steve Jobs les accueille à Cupertino, pour leur présenter un nouvel iMac. Sans renier ses origines, celui-ci s'offre un beau lifting, abandonnant le plastique blanc au profit de l'aluminium et du verre, du plus bel effet. Pour le reste, pas de surprise : FireWire 400 et 800, bluetooth, Wi-Fi, Core 2 Duo jusqu'à 2,8 Ghz, et un écran brillant de 20 ou 24 pouces. En revanche, le nouveau clavier étonne : tout fin (inspiré du MacBook), et dépourvu de touche Pomme ! Les fans crient à la trahison…


Dans le même temps, la marque présente les nouvelles versions d'iLife et iWork, millésime '08. iMovie et iWeb ont été revus en profondeur, et Numbers rejoint Pages et Keynote et complète la suite professionnelle d'Apple.

Pour accompagner la commercialisation de son iPhone, Apple ne lésine pas sur le budget publicitaire. Contrairement à ce qui lui est fréquemment reproché, la marque produit des spots compréhensifs et pédagogiques, présentant simplement les capacités du téléphone : vidéo, iPod, photos, téléphonie, le tout commandé du bout du doigt. Le petit appareil donne des idées aux pirates de tout poil, certains tentant d'y installer des logiciels « maison », d'autres cherchant à le rendre compatible avec les autres opérateurs au mépris de l'exclusivité accordée à AT&T. Les premiers y parviennent dès la mi-août, en créant notamment un Terminal et un émulatuer NES ! Les second suivront peu après, avec des solutions de plus en plus simples : d'abord le fer à souder, puis les lignes de code, et pour finir un simple logiciel automatique !

Pendant que certains développent des applications, Apple en abandonne une, et pas des moindre : le fameux AppleWorks, héritier du Claris Works qui a marqué toute une génération d'utilisateurs. La marque considère désormais son iWork, enrichi du tableur Numbers, remplace efficacement son ancien logiciel, qui n'avait pas connu de mise à jour depuis des années.

Le 5 septembre, Steve Jobs invite à nouveau les journalistes, pour leur parler cette fois de la famille iPod, qui comprend déjà 110 millions de rejetons dans le monde. La marque rajeunit une nouvelle fois sa gamme d'iPods. Nouvelles couleurs pastel pour l'iPod shuffle, et un tout nouvel iPod nano, plus court et plus large afin d'accueillir un écran de 2 pouces capable d'afficher des vidéos en 320 x 240 pixels. 4 Go pour la version de base (gris métallisé, 149 dollars) ou 8 Go (rouge, noir, bleu ou vert, pour 199 dollars). L'iPod « tout court », rebaptisé « iPod Classic », gagne encore en finesse et se voit doté de disques durs de 80 ou 160 Go ! Leur prix ? 249 et 349 dollars, nouvelle interface de navigation incluse. Apple en profite pour étoffer la gamme, avec un nouvel iPod Touch, une sorte d'iPhone qui serait incapable de téléphoner. Mais tout le reste y est : écran 3,5 pouces tactile « multi-point », wi-fi, Safari, YouTube, Music Store… Le stockage y est assuré, comme sur l'iPhone, par 8 ou 16 Go de mémoire flash, le tout pour 299 ou 399 dollars.


Par la même occasion, le patron d'Apple annonce une baisse de 200 dollars sur le prix de l'iPhone 8 Go, la version 4 Go disparaissant du catalogue. Cette décision faisant grincer des dents les premiers acheteurs, la marque consentira peu après à leur octroyer un bon d'achat de 100 euros en compensation. Le premier million d'iPods est écoulé dès le mois de septembre, avec quinze jours d'avance sur les prévisions de la marque. Du côté de l'Europe, la marque dévoile ses partenaires au fil des contrats : O2 en Grande-Bretagne et T-Mobile en Allemagne dès le mois de septembre, et Orange en France en octobre.

Ce même mois, la marque baisse le prix de ses titres sur « iTunes Plus » (meilleure qualité et absence de DRM), à 99 centimes, comme les autres. Avec deux millions de titres, iTunes Store devient le plus grand disquaire en-ligne sans DRM.

Avec tout ça, la marque ne rencontre pas de problèmes financiers : le quatrième trimestre fiscal (de juillet à septembre 2007) voit le chiffre d'affaire bondir de 4.84 à 6.22 milliards de dollars, tandis que les bénéfices progressent de 542 à 904 millions. 2,1 millions de Macs ont trouvé preneur, soit 400,000 de plus que le record précédent. 10 millions d'iPod, et 1,19 millions d'iPhones. Peu après, le 30 octobre, Apple annonce avoir commercialisé deux millions de copies de Mac OS X Leopard en un week-end, alors qu'il avait fallu six semaines à Tiger pour atteindre ce chiffre. On ne cache pas sa joie à Cupertino !

Et sur ces bonnes nouvelles, nous voici déjà en 2008. Le 8 janvier, Apple met à jour sa gamme Mac Pro, après dix-huit mois d'attente. Les fréquences évoluent peu, mais l'architecture du processeur, elle, est toute nouvelle, puisqu'il s'agit de la génération "Penryn", gravée en 45 nanomètres. Chaque Mac Pro embarque deux Xeon quad-core, à 3 ou 3,2 Ghz. Un modèle d'entrée de gamme est livré avec un seul processeur à 2,8 Ghz. La mémoire vive atteint 800 Mhz (en DDR2) et on peut en installer 32 Go ! Apple n'hésite pas à affirmer que les performances peuvent être multipliées par deux par rapport à la génération précédente. Xserve bénéficie des mêmes progrès, jusqu'à 3 Ghz et 3 To de disques durs.

Cette annonce précédait de peu la MacWorld Expo de San Francisco, inaugurée par Steve Jobs le 15 janvier au cours d'une Keynote tout aussi attendue que d'habitude. Comme les rumeurs l'avaient (à nouveau) deviné, il y présente un nouveau venu dans la famille des portables : le MacBook Air. 1,36 kg, de 4 à 19 mm d'épaisseur, et malgré cela, un écran 13,3 pouces, un clavier pleine taille, une batterie honnête, et un processeur tout ce qu'il y a de plus normal. C'est en quelque sorte, un MacBook qui aurait subi un sacré régime, sans perdre trop de vitamines. Pour le présenter, Steve Jobs le sort tout simplement d'une enveloppe !


Steve Jobs dévoile également Time Capsule, une borne AirPort doublée d'un disque dur pour des sauvegardes en toute transparence. L'iPhone se voit doté d'une commande de géolocalisation basée sur la triangulation des antennes et des bornes Wi-Fi, et gagne quelques fonctions comme la personnalisation de l'interface d'icônes, ou la possibilité d'envoyer un même message à plusieurs personnes. L'iPod Touch en profite pour lui piquer ses applications phare (Mail, Cartes, Bourse, Météo et Mémo), pour 19,99 dollars le téléchargement… Une semaine après, c'est l'iPod nano qui est gâté : un modèle rose est ajouté au catalogue, idéal pour la Saint-Valentin !

Forcément, avec tant de nouveautés, les résultats financiers n'ont pas à rougir : 9.6 milliards de dollars de chiffre d'affaire, 1.58 milliard de dollars de bénéfices. 2.32 millions de Macs, 22 millions d'iPods et 2.3 millions d'iPhone ont trouvé preneur. Fortement porté par les fêtes de fin d'année, c'est le meilleur trimestre de l'histoire d'Apple. Pourtant, dans la foulée, l'action en bourse de la société s'effondre, passant de près de 200 à 130 dollars à peine. Le contexte de récession mondiale fait en effet craindre pour la pérennité de la forte croissance d'Apple. Pour Microsoft, ça ne va pas mieux : alors que Windows Vista se vend mal et essuie de sévères critiques, la marque repousse à 2011 la commercialisation de Windows 7, son successeur, et se voit contrainte de prolonger la durée de vie de Windows XP, son prédécesseur.

En février, en plus d'un nouvel iPod shuffle 2 Go et d'un iPod shuffle 1 Go soldé à 49 dollars, l'iPhone et l'iPod Touch gagnent respectivement un modèle 16 Go et un modèle 32 Go. Le MacBook et le MacBook Pro gagnent quelques Mhz et perdent quelques euros. Quant au Xserve RAID, la solution de stockage jumelée avec le Xserve, il est tout simplement abandonné. Autre victime de la course technologique : le HD-DVD dont le concepteur, Toshiba, reconnaît l'échec face au Blu-ray, du côté duquel Apple s'était rangé dès l'origine.

En mars, Apple dévoile le futur système d'exploitation de l'iPhone. Numéroté 2.0, il embarque en particulier un Kit de Développement (SDK) permettant à tout développeur de créer ses propres applications. Apple ouvre ainsi son téléphone portable aux nouveaux logiciels, alors qu'elle s'était réservé jusqu'à présent l'exclusivité des développements. En une semaine, ce kit sera téléchargé à 100.000 reprises, preuve de l'intérêt des développeurs pour cette plate-forme.

Le 3 avril, l'iTunes Store devient le plus gros vendeur de musique aux Etats-Unis, avec un catalogue de six millions de titres et déjà 5 milliards de téléchargements depuis son lancement.

Côté finances, le deuxième trimestre fiscal 2008 voit le chiffre d'affaire grimper de 5.26 à 7.51 milliards de dollars, tandis que le bénéfice passe de 770 millions à 1.05 milliards. 2.29 milliards de Macs, 10.6 millions d'iPods et 1.7 millions d'iPhones ont trouvé portefeuille à leur pied. Pour fêter ça, l'iMac gagne une nouvelle carte-mère plus rapide, fournie en exclusivité à Apple par Intel, et reprenant la plupart des innovations attendues de la future technologie Montevina / Centrino 2.

A l'occasion de la MacWorld Expo de San Francisco, le 9 juin 2008, Steve Jobs dévoile le très attendu iPhone 3G : un dos en plastique noir ou blanc, une puce GPS, une prise audio enfin standardisée et, bien sûr, une très performante puce 3G. 70 pays seront concernés par la commercialisation, à partir du 11 juillet, à un prix jusqu'à trois fois inférieur à celui de l'iPhone d'origine grâce à la possibilité pour l'opérateur d'en subventionner le prix d'achat. Apple présente à cette même occasion son nouveau service MobileMe qui remplace Mac.com et promet, en plus des fonctions habituelles (webmail, gestion de contacts, photos, stockage à distance…), la synchronisation entre Macs, PC, iPod Touch et iPhones, le tout pour 79 dollars par an. Enfin, Steve Jobs lève le voile sur le futur Mac OS X 10.6 « Snow Leopard » : une version en apparence proche de Leopard, mais retravaillée en profondeur afin d'optimiser la sécurité, la vitesse d'exécution, et la stabilité. En conséquence, les processeurs PowerPC devraient être abandonnés au profit des seuls Intel, tout comme les librairies de développement Carbon, héritées de la transition entre Mac OS 9 et Mac OS X, au profit de Cocoa. La technologie "Grand Central" simplifiera la gestion de multiples processeurs et de multiples cœurs, tandis que OpenCL sera capable de mettre à contribution les cartes graphiques, dont la puissance ne cesse d'augmenter, pour décharger le processeur. D'autres nouveautés devraient être au menu, comme de meilleures fonctions d'aide à la frappe, le support du système de fichier ZFS, ou encore la gestion du multitouch.


Cependant, ce ne sont pas seulement ces nouveautés qui ont retenu l'attention des observateurs. On le sait, il y a plusieurs années, Steve Jobs a été soigné pour un cancer du pancréas. Il est apparu très amaigri au cours de sa conférence, faisant imaginer le pire à beaucoup. Cependant, un porte-parole d'Apple a tenu a rassurer tout le monde, expliquant que le PDG de la marque ne souffrait que d'une maladie bénigne, qui aurait du le conduire à rester allité, mais qu'il avait vraiment souhaité présenter lui-même les nouveautés. L'autre PDG qui fait la une, c'est Bill Gates qui, après 33 ans à la tête de la société qu'il a créée, va quitter Microsoft. Entrepreneur hors-pair, écrasant tout concurrent venant à lui faire de l'ombre, il sera resté douze ans l'homme le plus riche du monde. Le 27 juin 2008, il laissera Stev Ballmer aux commandes de la marque qui doit faire face à la désaffection pour Windows Vista, à la concurrence de Linux et aux succès d'Apple sur des marchés de plus en plus nombreux.

Preuve de ce succès, il suffira d'un petit week-end, le 11 juillet, pour écouler un million d'iPhone 3G dans vingt-et-un pays ! Dans le même temps, la boutique d'applications, AppStore, écoulera dix millions d'applications. C'est donc dans l'euphorie qu'Apple présente dix jours plus tard ses résultats financiers : 7,46 milliards de dollars de chiffre d'affaire et 1,07 milliards de bénéfice, grâce à 2,5 millions de Macs écoulés, plus de 11 millions d'iPods et 717.000 iPhones de la première génération. L'été est malgré tout marqué par de moins bonnes surprises : MobileMe, le nouveau service en ligne d'Apple, peine à démarrer et enchaïne les soucis techniques, l'iPhone 3G est en pénurie mondiale, son système d'exploitation iPhone OS 2.0 connaît quelques soucis de jeunesse, et la communauté du développement libre reproche à Apple son peu d'entrain à corriger MacOS X Server dont le gestionnaire DNS, basé sur des logiciels libres, contient un bug potentiellement dangereux. Tout cela sans parler de la catastrophique Apple Expo de Paris en 2008 qui, abandonnée par Apple, verra sa fréquentation s'écrouler.

En septembre, c'est la gamme iPod qui est revue pour les fêtes . L'iPod touch gagne de la finesse et un haut-parleur, et voit son prix baisser. L'iPod nano est profondément revu : nouvelle ligne verticale, la plus fine jamais conçue pour un iPod selon Steve Jobs, écran basculant automatiquement du mode portrait au mode paysage, autonomie revue à la hausse, couleurs acidulées et fonction "shuffle" en secouant le baladeur ! Quant à l'iPod Classic, il n'existe plus qu'en un seul modèle de 120 Go dont le prix est revu à la baisse. Dans le même temps, iTunes passe en version 8 et gagne de nouvelles fonctionnalités dont la plus remarquée est le "Genius", qui analyse les morceaux pour les regrouper selon leurs ressemblances et proposer de nouveaux achats sur l'iTunes Store selon vos goûts.



Le 14 octobre, c'est au tour des portables d'être profondément revus. Comme les rumeurs l'avaient annoncé, Apple a mis au point une nouvelle technique d'usinage de l'aluminium, permettant de créer une coque de MacBook ou de MacBook Pro en un seul morceau, plus léger et plus résistant que les assemblages habituels de pièces moulées. Apple abandonne au passage Intel pour ses puces graphiques, lui préférant la petite nouvelle de Nvidia, la GeForce 9400M. Les performances graphiques sont ainsi multipliées par cinq par rapport à la génération précédente. Tous les membres de la famille MacBook et MacBook Pro passent à l'écran à rétroéclairage LED, et gagnent un nouveau trackpad tout en verre, sans bouton apparent. Quant à l'écran, il s'adapte à la mode iMac en s'intégrant derrière un panneau de verre à bords noirs. Surtout, la nouvelle gamme se fait écologique : écran sans arsenic ni mercure, cables sans PVC...

Le dernier trimestre fiscal de l'année 2008 pour Apple est celui de tous les records : 7.9 milliards de dollars de chiffre d'affaire, 1.14 milliards de dollars de bénéfices, pour 2,6 millions de Macs vendus, 11 millions d'iPods et 6,9 millions d'iPhones. C'est le meilleur trimestre d'Apple si l'on exclue les trimestres de Noël. Steve Jobs s'offrira même le plaisir d'annoncer que sa société a vendu plus d'iPhones que son concurrent, RIM, n'a vendu de Blackberry ! Avec un trésor de guerre de 25 milliards de dollars et aucune dette, la marque espère passer sereinement la période de crise financière internationale.


Le 4 novembre suivant, c'est un ancien d'IBM, Mark Papermaster, spécialiste des processeurs PowerPC, qui rejoint la tête des divisions iPod et iPhone chez Apple. A cette occasion, c'est un véritable feuilleton qui débute, IBM reprochant à Apple de débaucher un élément clé de leur stratégie, en dépit d'une clause de non-concurrence qui liait l'homme à son employeur. En contrepartie, IBM est condamnée à verser trois millions de dollars à son ex-employé. Pourtant, il ne faudra que deux mois pour qu'Apple persuade IBM de laisser Papermaster rejoindre son poste à Cupertino. Les détails des tractations n'ont bien évidemment pas été révélés.

Dans la foulée, Apple annonce la fin de sa présence aux MacWorld Expo, qui ont traditionnellement lieu en janvier à San Francisco. Après avoir abandonné MacWorld Tokyo, Apple Expo Paris, MacWorld New-York, la marque se recentre ainsi sur ses propres show (notamment le WWDC), et justifie son désintérêt des grands salons publics par le développement de son réseau de magasin Apple Store, qui lui offrent une visibilité et une rentabilité supérieures.

Pour sa dernière participation à la MacWorld Expo de janvier 2009, Apple se contente d'une petite keynote. Il faut dire que peu avant, Steve Jobs a décidé de prendre un peu de repos, six mois pour être exact, sur les conseils de ses médecins. En effet, un déséquilibre hormonal, peut-être consécutif à son traitement contre une forme rare du cancer du pancréas. Phil Schiller, qui le remplace, présente un nouveau MacBook Pro 17 pouces, qui rejoint la gamme MacBook Pro dans son nouveau design, tout d'aluminium et de verre. Il intègre en particulier une batterie de nouvelle génération, non extractible, qui assure jusqu'à huit heures d'autonomie, et une durée de vie de 1000 cycles sans perte de charge. L'écran 17 pouces, rétroéclairé LED, affiche une résolution record de 1920 x 1200 pixels. C'est, à nouveau, le plus fin et le plus léger des portables 17 pouces du marché.

Par la même occasion, Apple présente iLife '09 et iWork '09. Mises à jour relativement mineures, ces nouvelles versions apportent quelques nouveautés appréciables, sans révolutionner le genre. Ainsi, iPhoto '09 gagne un mode de reconnaissance automatique des visages, et un outil de géolocalisation des clichés ; iMovie gagne en fonctionnalités, censées compenser celles qu'il avait perdues lors du passage à la version '08 ; GarageBand se dote d'un module d'apprentissage, avec des vidéos payantes, créées par de grands noms de la musique (Sting, par exemple) ; Keynote inaugure les « transitions magiques », qui animent les objets sur la diapositive, et une télécommande très évoluée pour l'iPhone ; Pages devient capable de fonctionner en plein écran ; quant à Numbers, il se déploie doucement en gagnant de nouvelles fonctions, de nouveaux outils et de nouvelles formules mathématiques.


Disponibilité quasi-immédiate, pour 79 euros la suite. Les deux suites sont disponibles dans le « Mac Box Set », un coffrent qui contient en plus un DVD de Mac OS X 10.5 Leopard, le tout pour 169 euros. De plus, la suite iWork s'ouvre au web, avec le site iWork.com qui permet de partager des documents, de les annoter et de les modifier, directement en-ligne. Après une période de test, gratuite, le site deviendra payant.

Dans le même temps, Apple achève l'évolution de l'iTunes Store : toutes les chansons sont désormais disponibles sans DRM ; elles sont téléchargeables depuis l'iPhone en mode « 3G » et non plus seulement en wi-fi ; enfin, les prix sont libérés (de 0,69 à 1,29 dollars contre 0,99 dollars pour toutes auparavant).

Les résultats financiers annoncés dans la foulée, couvrant notamment la période de Noël, sont particulièrement favorables malgré la crise financière qui touche le monde entier. 2,52 millions de Macs vendus durant le trimestre, contre 2,31 un an plus tôt ; 22,7 millions d'iPod contre 22,1 ; 4,3 millions d'iPhone contre2,3 l'année précédente. Résultat : le chiffre d'affaire grimpe de 9,6 à 10,1 milliards de dollars, pour 1,61 milliards de bénéfices contre 1,58 l'année précédente. C'est tout simplement le meilleur trimestre de l'histoire d'Apple.

Le 24 février, Apple annonce une mise à jour majeure de Safari. Dans la guerre sans merci que se livrent les différents navigateurs (Safari, Internet Explorer, Firefox, et le nouveau venu Google Chrome), deux objectifs sont constamment poursuivis : la vitesse d'exécution du JavaScript, base de l'interactivité du web, et la compatibilité avec les grands standards du web, notamment le test ACID 3. Dans les deux cas, Apple annonce avoir repris la tête de la course, avec un navigateur trente fois plus rapide que Internet Explorer 7 et trois fois plus que Firefox 3. De plus, étant à la base de la version Mobile équipant l'iPhone et l'iPod Touch, Safari permet à ceux-ci d'envisager, à court terme, l'intégration de l'HTML5 dans ces périphériques portables.

Retour au rayon matériel le 3 mars, avec la mise à jour des iMacs, du Mac mini et des Mac Pro. Quelques mégahertz de plus, une vraie carte graphique NVIDIA Geforce 9400M pour le Mac mini, deux fois plus de mémoire et de disque dur pour la plupart des modèles, et un processeur Core 2 Duo jusqu'à 3,06 Ghz. Le nouveau Mac Pro inaugure les processeurs quad-core Intel Nehalem, des Xeon cadencés jusqu'à 2,93 Ghz, équipés de contrôleurs de mémoire vive deux fois et demie plus rapides qu'auparavant. Le haut de gamme en embarque deux, soit 8 cœurs à 2,93 Ghz pouvant s'octroyer jusqu'à 32 Go de mémoire vive. Leur carte graphique est revue aussi, avec au choix une NVIDIA Geforce GT 120 ou une ATI Radeon HD 4870. Le Xserve suivra peu après, avec le même processeur, mais aussi un disque dur SSD de 128 Go, situé dans les entrailles de la machine, sans occuper de baie réservées aux disques durs, et permettant d'y installer le système.

Quelques jours plus tard, c'est l'iPod shuffle qui est revu. Après avoir été taillé successivement en paquet de chewing-gum, puis en timbre-poste, il reprend cette fois la taille d'un tout petit briquet, voire d'une petite pile AAA. Malgré ce format réduit, il embarque 4 Go de musique, qu'il lit grâce à une télécommande incorporée dans le fil du casque. Grâce à VoiceOver, il sait prononcer à haute voix le nom des chansons qu'il lit, et permet la navigation dans les listes de lecture grâce à de savantes combinaisons de « clics » sur la télécommande…


Les amateurs de films sont comblés le 19 mars 2009 : l'iTunes Store s'ouvre à la location de films en haute-définition, après plusieurs mois où cette possibilité avait été réservée aux seules séries télévisées. Pour un tarif unique de 19,99 dollars (vente) ou 4,99 dollars (location), et pour environ 3 Go le film, les utilisateurs peuvent maintenant profiter de films en qualité HD 720p (inférieure au Blu-Ray qui semble définitivement interdit de Mac).

Les résultats financiers du premier trimestre 2009, annoncés le 22 avril, marquent une légère stagnation dans l'activité. La crise financière mondiale, qui affecte tout le secteur de l'informatique, n'atteint cependant pas gravement Apple, dont le chiffre d'affaire et le bénéfice grimpent par rapport à l'année précédente. Cependant, les ventes de Mac baissent de 3% (2,2 millions d'unités), baisse largement compensée par la stabilité des iPods (11 millions) et l'explosion du marché de l'iPhone (4,36 millions contre 2,31 un an plus tôt). Symbole de la santé d'Apple, l'App Store, magasin virtuel de logiciels pour iPhone et iPod Touch, passe la barre du milliard d'applications téléchargées, deux jours plus tard. Parmi des millions de clients de 35.000 applications disponibles dans 77 pays, c'est un américain de 13 ans qui a décroché le gros lot, se voyant offrir 10.000 dollars de bon d'achat sur l'iTunes Store, un MacBook Pro et un iPod Touch

Arrive le 8 juin 2009, et l'ouverture de la Worldwide Developper Conference (WWDC) de San Francisco. Traditionnellement, cette WWDC est précédée d'une conférence inaugurale, permettant à Steve Jobs de présenter ses nouveaux produits. Celui-ci terminant sa période de convalescence débutée six mois plus tôt, c'est Phil Schiller qui s'y colle. Côté iPhone, une nouvelle présentation du futur iPhone OS 3.0, déjà abordé en mars : cent nouvelles fonctionnaités, dont certaines très attendues : le menu « Annuler », le copier-coller, le mode paysage généralisé, les MMS, la recherche globale, le mode modem (surtaxé par l'opérateur), le support de l'HTML 5 par Safari Mobile, un service de géolocalisation de l'iPhone à distance, la location et l'achat de films sur iTunes, l'achat d'extensions dans les applications (par exemple pour ajouter des niveaux à un jeu, ou des cartes à une application GPS), le Peer2peer permettant de connecter deux iPhones… Par la même occasion, Phil Schiller présente le nouveau téléphone iPhone 3G S. Avec un « S » comme « Speed ». En effet, celui-ci est annoncé comme deux fois plus rapide que l'actuel 3G. Dans une coque inchangée, les différents éléments sont améliorés : un processeur plus rapide, plus de mémoire, une puce 3G de dernière génération (HSDPA à 7,2 Mbps), un appareil photo de 3,2 Mégapixels compatible vidéo (avec un logiciel de montage vidéo intégré), le contrôle vocal, une boussole pour ne jamais être perdu en sortant du métro, un accès amélioré pour les handicapés, et une batterie plus costaud. Bref, de quoi laisser sereinement venir la concurrence, notamment le tout nouveau Palm Pré lancé commercialisé officiellement la veille par Palm, dirigé depuis peu par Jon Rubinstein, ancien patron de la division « iPod » chez Apple…


Du coté des portables, Phil Schiller présente une révision de la famille MacBook. La gamme devenant disparate, il a été décidé que les MacBook 13 pouces, en aluminium, deviendront des MacBook Pro comme les autres. Seul le petit modèle en plastique restera un simple MacBook. Nouveauté marquante, les MacBook Pro 13,3 pouces retrouvent leur port FireWire perdu lors de la dernière mise à jour, ainsi qu'un lecteur de carte SD. L'ensemble de la gamme Pro hérite de la batterie nouvelle génération du modèle 17 pouces, gagnant en autonomie, en durée de vie et en vitesse de recharge.

Du côté des logiciels, Safari 4 passe en version finale, tandis que Mac OS X 10.6 « Snow Leopard » pointe à nouveau le bout de son nez. Face à 5.000 développeurs, Phil Schiller annonce qu'Apple a presque terminé le travail : les technologies Grand Central Dispatch et OpenCL, la plupart des applications réécrites en 64-bits, le Finder entièrement réécrit en Cocoa, la compatibilité avec Exchange de Microsoft… Résultat : Time Machine accélère de 50%, Mail de 85%, et QuickTime X… de 200% !

Du côté visible de l'interface utilisateur, on remarquera tout de même que le Dock adopte Exposé pour afficher les fenêtres ouvertes par chaque application et que QuickTime X se pare d'une interface extrèmement sobre, laissant toute la place à la vidéo. Snow Leopard s'ouvre un peu plus encore aux utilisateurs handicapés : trackpad adapté à la fenêtre ouverte, support des écrans en braille, lecture à haute voix des pages web… Fait marquant, Snow Leopard abandonne définitivement le support des processeurs PowerPC, seuls les processeurs Intel étant maintenant supportés. OpenCL, technologie permettant de tirer partie de la carte graphique pour décharger le processeur, supporte de nombreuses cartes, parmi lesquelles les Nvidia Geforce et les ATI Radeon. Sortie prévue en septembre, pour seulement 29 dollars (mise à jour depuis Mac OS X 10.5 Leopard).

A noter enfin que Snow Leopard Server est annoncé pour la même date. Facturée 499 dollars, également optimisée 64-bits, cette version apporte le support du format ZFS, un nouveau serveur de mails, le support du streaming QuickTime en HTTP, la configuration d'une flotte d'iPhones en réseau…



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