L'Aventure Apple



Chronologies : 1994 - 1998



    Apple main dans la main avec son ancien ennemi

IBM a le plan d'un processeur fabuleux : alors que tous les processeur du marché (Pentium et 680x0) sont des processeurs CISC (Complex Instruction Set Computing), IBM a imaginé un processeur utilisant un jeu d'instructions réduit, appelé RISC (Reduced Instruction Set Computing). Les instructions sont présentes en très grand nombre dans les processeurs CISC, qui sont devenus complexes, gros, dévoreurs d'énergie et très coûteux... L'idée d'IBM, c'est de ne mettre dans le processeur que des instructions simple, pouvant être traitées très rapidement. Et pour effectuer des opérations plus complexes, il suffit de générer les instructions nécessaires à partir des instructions simples ! Cela permet aux puces RISC d'être petites, moins chères, de consommer moins d'électricité, et surtout d'être beaucoup plus efficaces. Or IBM a besoin de quelqu'un pour fabriquer ses processeurs. Il se tourne donc vers Motorola. Dès 1994, après 3 ans de collaboration entre Apple, IBM et Motorola, les puces sont prêtes, sous le nom de PowerPC. L'avantage est évident pour Apple : elle dispose avec ce processeur d'une technologie très rapide et avec une très grande possibilité d'évolution. Le problème qui se pose est alors celui de la compatibilité : les logiciels pour Mac ne sont pas capables de tourner sur le processeur PowerPC. Apple, avec l'aide de Connectix, va alors intégrer à MacOS (système version 7.1.2) un émulateur capable de faire fonctionner les anciens logiciels sur sa nouvelle plate-forme.

En mars 1994, Apple annonce la sortie d'une toute nouvelle gamme d'ordinateurs : PowerMacintosh est né. Les PowerMacs 6100/60, 7100/66 et 8100/80, utilisant le PowerPC 601, sont les premiers d'une longue série... Mais les processeurs 680x0 ne sont - presque - pas morts. Un dernier ordinateur utilisera ce genre de puce : le Performa 630, avec son processeur 68LC040, version bridée du 68040. Ce fut le dernier Mac sans puce PowerPC... Du côté des portables, Apple fait profiter toute sa gamme PowerBook des nouveaux processeurs PowerPC : c'est la sortie des PowerBooks 5300, en août 1995.

Dans le même temps, Apple présenta son propre appareil photo numérique, le QuickTake, qui, comme tous les appareils photos numériques de l'époque, fait des clichés de qualité moyenne et seulement en basse définition (640/480). Mais il permet de faire des photos et de les "développer" immédiatement, simplement en le branchant sur l'ordinateur.

 

Apple fait des excès de vitesse

Grâce aux nouveaux processeurs, Apple peut enfin se libérer. En plus de 10 ans, on avait juste réussi à quadrupler la vitesse des Macs : de 8 Mhz, on atteignait péniblement 40 Mhz. Il était temps que cela change ! Et Apple n'est pas du genre à perdre son temps : en juin 1995, Apple propose déjà le PowerMac 9500/120 et le PowerMac 9500/133, deux machines qui gardèrent longtemps le nom de "ordinateur le plus puissant de la planète". La cause de cette puissance a un nom : PowerPC 604, une nouvelle puce ultra-rapide de la gamme PowerPC. En même temps, Apple se permettait un petit emprunt au monde PC : le slot PCI, plus rapide et plus répandu que le slot NuBus des anciens Macs...

Le mois suivant, Apple proposait le Performa 5200, inaugurant le nouveau design tout-en-un, y compris le lecteur de CD-Rom et l'écran multifréquences 15 pouces. Avec un processeur PowerPC 603 à 75 Mhz, les particuliers accédaient à Internet, à la 3D, au montage vidéo numérique, à l'acquisition vidéo (carte TV en option) et aux jeux sur CD-Rom ! En même temps, était lancé le Performa 6200, identique au 5200, mais en format bureau, laissant donc le choix de l'écran. Cet ordinateur, destiné principalement aux familles fit aussi le bonheur des professions libérales, surtout les médecins, chez qui Apple était déjà très bien implanté - et le restera - grâce à un réseau de plus de deux cents revendeurs spécialisés pour le secteur de la santé.

Mais Apple n'était plus seule sur le marché du Macintosh : suite à l'ouverture du marché du Mac à des tierces parties par Michael Spindler, les cloneurs s'étaient développés. Umax, Motorola, PowerComputing sont là, avec la ferme intention de grignoter le marché de la micro-informatique, avec des Macs moins chers que ceux d'Apple, et souvent plus puissants.

 

Windows 95 contre... rien.

Malheureusement pour Apple, elle n'est pas au bout de ses soucis... Alors qu'elle vient à peine de sortir 3 nouveaux PowerMacs (7200/75, 7500/100 et 8500/120), Microsoft sort Windows 95. Une campagne publicitaire de plus de 300 millions de dollars - une somme à faire rougir de honte le budget de la campagne de lancement du Macintosh - et des arguments chocs : plug & play, Wysiwyg, menus déroulants, corbeille... La lobotomie made-in-Microsoft a fonctionné : pour plus d'un millions d'acheteurs en 4 jours, Windows 95 est la plus grande avancée technologique du siècle. Chez Apple, on ne peut rien faire d'autre que se laisser enterrer... Le système 7 en vigueur alors commence à se faire bien vieux. On a bien un nouveau système en préparation : Copland, qui devait amener avec lui beaucoup de nouveautés : protection de la mémoire, nouveau Finder, possibilités énormes de personnalisation... Avec ce système, Apple s'était inventée une chimère, celle du système tout beau, tout neuf, 100% compatible avec le précédent et 100% révolutionnaire... Mais le projet accumule les retards... ce qui n'est pas étonnant, car il était confié à plusieurs équipes distinctes qui travaillaient sans aucune cohérence.

Mais il y a plus grave, beaucoup plus grave... Pour tenter de reconquérir le marché des ordinateurs bas de gamme, Apple a lésiné sur la qualité. Les ordinateurs qui sortent sous le règne Spindler sont pour la plupart bugués. Le 7200 rencontre de nombreux problèmes, notamment au niveau de la gestion de ses cartes internes. Les PowerBooks ne sont pas épargnés : la série 5300 pose des problèmes : la batterie brûle, le capot ne résiste pas aux chocs... Pour la première fois, Apple avoue ses erreurs, rappelle certains modèles et répare gratuitement les modèles déficients.

En même temps que la dégradation du matériel, le système commence lui aussi à faire des siennes. Apple s'avère incapable de mettre au point un système cohérent. Le système 7.5, sorti fin 94 commence à s'éterniser, et les mises à jour 7.5.2 puis 7.5.3 sont buguées, entachant encore la réputation d'Apple, qui n'en avait vraiment pas besoin, surtout à un moment où elle perd encore des parts de marché : moins 4% sur le marché mondial... et de l'argent : 840 millions de dollars de perdus.

 

Docteur Amelio à la rescousse

En octobre 1995, Apple sort un nouveau Performa tout-en-un, le Performa 5300. Quelques innovations, dont le tout nouveau processeur Power PC 603e et une carte TV intégrée, mais pas assez pour reconquérir un marché maintenant très largement dominé par Microsoft...

Michael Spindler est alors à son tour remercié, après seulement deux ans et demi. Il empoche 19 millions de francs comme prime de départ. Le nouveau PDG d'Apple se nomme Gilbert Amelio. Il est accueilli par chèque de 1 millions de francs, et un prêt de 26 millions. Des pratiques courantes aux Etats-Unis, mais dans les entreprises bénéficiaires, ce qui est loin d'être le cas d'Apple !

Avec l'aide de Marco Landi, directeur général d'Apple depuis mai 96, il va préparer un plan draconien : la suppression de 3500 postes, soit 27% des effectifs... Amelio prévoit aussi l'arrêt de certaines technologies Apple : Pippin (la console multimédia), OpenDoc, CyberDog et Newton -entre autres. Newton, par exemple, deviendra une filiale complètement indépendante d'Apple. Il va faire la chasse aux gaspillages, et, heureusement, chez Apple, ils se repèrent assez facilement... Ainsi, pour réunir les 700 composants dont il avait besoin, le groupe s'approvisionnait auprès de 370 fournisseurs différents. Seuls 300 seront conservés, ceux qui ont accepté de baisser leurs tarifs de 10%.

En même temps que Gil Amelio, une autre très forte personnalité est arrivée chez Apple : Ellen Hancock, ancienne d'IBM puis de National Semiconductor, où elle avait assisté Amelio pour sa restructuration. Elle aussi ne perd pas son temps, et, à l'été 1996, elle vérifie l'avancée du projet Copland (nouveau système du Mac). Ce projet est un fiasco : pourtant dotées d'un budget annuel de 3 milliards de francs, les équipes de recherche n'ont réussi qu'à écrire des petits bouts de programmes. Le projet Copland est donc annulé. Si Apple n'est pas capable de produire un système en interne, elle ira donc le chercher ailleurs.

Pour cela, Apple a deux possibilités : BeOS et Open-Step, le système de NeXT. Le premier est très attirant : il est très agréable à utiliser, avec une interface utilisateur qui n'a rien à envier à celle du Mac, et de très grandes possibilités, notamment pour les graphiques et l'animation. Ce système est produit par les équipes de Be, une firme créée par Jean-Louis Gassée, ex-numéro deux d'Apple. Mais le choix des dirigeants d'Apple se portera sur l'autre système : Open-Step de NeXT, la boite de Steve Jobs. Ce système est également très puissant, mais plus ancien et donc plus "mûr", à côté de Be qui n'a pas encore eu le temps de faire ses preuves.

C'est au prix de 400 millions de dollars qu'Apple rachète, en décembre 1996, NeXT, et Steve Jobs en même temps...

 

Le retour du Jedi

Le retour de Steve Jobs est vécu par les fans de la Pomme comme un signe de renouveau.


Mardi 7 janvier 1997. Une foule immense s'entasse depuis plusieurs heures devant un hôtel à San Francisco - où Apple organise comme chaque année la MacWorld Expo. A midi pile, les portes s'ouvrent et la salle est remplie en quelques minutes. Pour chauffer l'ambiance, extraits de "Indépendance Day", où Apple sauve le monde des extraterrestres, présence de Jeff Goldblum (acteur dans Independance Day et Jurassic Park : "Je suppose que le fait d'avoir joué un théoricien du chaos dans Jurassic Park me crédibilise pour parler d'Apple..."), Peter Gabriel, Muhammed Ali, et Steve Jobs. En fait, non. Pas Steve Jobs. Il a raté son avion (officiellement).

Gil Amelio fait d'abord la première démonstration de Tempo, alias MacOS 7.7, qui sera renommé MacOS 8. Le public réagit très favorablement face aux nouvelles capacités multitâche du Finder (copies de documents simultanées). Selon Gil Amelio, Tempo doit être terminé en 6 mois : ce n'est pas la première fois qu'on entend cela chez Apple. Mais cette fois, le délai sera tenu... Gil Amelio présente ensuite l'orientation d'Apple : le nouvel OS, avec NeXT, appelé Rhapsody. Le public découvre pour la première fois le concept de Yellow et de Blue Box. La Yellow Box pour les logiciels conçus pour Rhapsody, et la Blue Box pour les anciens logiciels Macs.

Et Steve Jobs arrive enfin. Il faudra plusieurs minutes avant que la foule retrouve son calme... On a alors droit à une présentation de NeXT comme seul Steve Jobs sait les faire... Il est nommé consultant de haut niveau, c'est à dire en quelque sorte assistant personnel de Gil Amelio. Or Steve Jobs n'a jamais été d'accord avec ceux qui avaient ouvert le marché du Mac aux cloneurs. Il pense que les ceux-ci, plutôt que d'élargir le marché du Macintosh, volent le marché même d'Apple, abaissant donc encore un peu la présence d'Apple sur la scène informatique. Il va donc essayer de trouver un moyen de faire disparaître le marché des clones. La première solution consista à augmenter le prix des licences MacOS.

Le premier résultat concret du ménage accompli par Amelio est la sortie du système 7.6, début 1997. Ce système fait enfin disparaître les bugs des précédents systèmes. Mais Amelio ne s'arrête pas là. Il décide aussi de clarifier la gamme Macintosh, en faisant disparaître la gamme Performa, qui rejoint la gamme PowerMacintosh, pour ne pas déstabiliser les utilisateurs. Ainsi, le Performa 6400 devient PowerMac 6400, tout comme le Performa 5400. Peu après, Apple sort les PowerMacs 8600 et 9600, atteignant des vitesses telles que 350 Mhz ! Les plus puissants - une nouvelle fois - de la planète... En même temps, Apple présente le Macintosh de ses 20 ans, appelé Spartacus.

Apple tente de ne pas se faire oublier : elle sponsorise deux films à gros budget américains : "Mission : Impossible" et "Independance Day". Les Macs sont omniprésents dans ces deux films, même si il faut avoir l'oeil pour les repérer dans Mission Impossible. En revanche, ils apparaissent quasiment à toutes les scènes d'Independance Day.

 

Enfin de la nouveauté...

Malgré ces annonces optimistes, Gil Amelio est remercié par le Conseil d'Administration le 9 juillet 1997, discrètement, empochant 50 millions de dollars... Steve Jobs peut alors commencer à travailler comme il l'entend... Il refuse le poste de PDG d'Apple, mais il a des pouvoirs largement suffisants pour faire ce qu'il veut. Cependant, si Steve Jobs est une idole pour beaucoup des fans d'Apple, il reste un inconnu pour beaucoup de gens... C'est ainsi qu'à la MacWorld Expo de New-York, en juillet 97, il se voit refuser l'entrée de la salle de conférence par un jeune responsable de la sécurité. Il avait en effet oublié son badge ! Malgré les "Mais ne savez-vous pas qui c'est ?" et les coups de téléphone portable, le jeune garde refuse de bouger... Il va même jusqu'à menacer de confisquer les badges que certains fans proposent de prêter à Steve Jobs ! Finalement, ce-dernier est obligé de repartir chercher un badge pour pouvoir accéder à son propre congrès ! Le garde était peut-être un utilisateur de Windows ?

En juillet, Apple lance son nouveau système d'exploitation. Sous le nom de MacOS 8, il n'apporte pas de véritable changement technologique : il permet la copie en tâche de fond (Finder multithread), et une interface utilisateur revue, à la Copland. Ce système s'affirme vite comme le plus gros succès commercial d'Apple : plus de 3 millions de copies seront commercialisées en 6 mois !

Lors de la MacWorld Expo de Boston, le 6 août, Steve Jobs annonce qu'il a complètement renouvelé le Conseil d'administration d'Apple et qu'il a conclu un accord avec un grand acteur du marché informatique. Dans la salle de conférences, on se creuse... Sun ? Oracle ? Netscape ?... La réponse est toute autre : Microsoft. Et, quand Bill Gates apparaît sur un écran géant surmontant l'estrade où Steve Jobs tenait son discours, un court instant de silence, d'incompréhension, puis une bordée de sifflets accueille celui que les Macmaniaques ont surnommé Dark Vador, ou l'antéchrist...

Bill Gates annonce alors l'achat de 150 millions de dollars d'actions Apple, soit 6% du capital d'Apple. Heureusement, ces actions ne sont pas accompagnées du droit de vote ! En échange de cet apport de capitaux, Apple autorise Microsoft à utiliser toutes les technologies brevetées par Apple, et les technologies qui le seront dans les cinq années suivantes... Microsoft, lui, est tenu de supporter la version Mac de Office, son pack de logiciels vedettes. Pour compenser l'arrivée de Microsoft chez Apple, Steve Jobs a quand même mis en place un nouveau conseil d'administration où siège Larry Ellison, ennemi juré de Bill Gates et patron d'Oracle.

Pour la presse, cet accord est une aubaine. En pleine période de vacances, où les journalistes ne savent pas quoi se mettre sous la dent, un tel événement ne passe pas inaperçu : "Microsoft rachète Apple", "Prise de pouvoir de Microsoft sur Apple" et autres titres font les choux gras de la presse, y compris le Time qui en fait même sa une... L'annonce de l'accord Apple/Microsoft rassure Wall Street, et l'action d'Apple fait un bond de 30%, atteignant... 26$.

MacOS 8 va permettre à Steve Jobs de fermer définitivement les portes du Macintosh aux cloneurs, dès septembre 97. Les licences ne portaient effectivement que sur les systèmes 7.x. En renommant le système 7.7 en 8.0, il oblige les cloneurs à réinvestir dans l'achat des licences. Et le prix énorme proposé par Jobs fait reculer la plupart des cloneurs, dont Motorola. Seul Umax obtient une nouvelle licence. Apple rachète PowerComputing, qui avait déjà pu établir un réseau de vente qui va permettre à Apple d'élargir son horizon, notamment en créant l'AppleStore, site de vente en direct de Macs sur Internet.

Pour se rappeler aux bons souvenirs du public, Apple lance une campagne de pubs digne de 1984, avec notamment un spot publicitaire, "Think different", en noir et blanc, où l'on voit défiler les visages des grands de ce siècle (Einstein, Picasso, Callas ou Gandhi), sur un thème habituel chez Apple : "Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent". Cette campagne télévisée est appuyée aux USA et dans les grandes villes par une campagne d'affichage, utilisant des affiches géantes (aux USA) ou les kiosques à journaux (à Paris).



Malgré ces quelques bonnes nouvelles (accord avec Microsoft, nouveau système, retour de Steve Jobs…), Apple continue de se porter bien mal : en octobre, elle annonce ses résultats du quatrième semestre fiscal 97 : en tout, plus de 161 millions de dollars de perte, ce qui fait un total d'un milliard de dollars de pertes pour 1997 !

Le retour de Steve Jobs aux commandes ne redonne pas pour autant un PDG à Apple. L'équipe chargée de trouver quelqu'un pour occuper ce poste ne réussit pas à trouver l'homme de la situation. Et pourtant, un représentant en informatique envoyait chaque jour depuis le départ de Gil Amelio des dizaines d'E-Mails à Larry Ellison et Steve Jobs, leur assurant qu'il est "le plus capable de remettre Apple sur les rails". Au bout de 3 semaines, n'y tenant plus, Ellison et Jobs lui envoient donc cette réponse "OK, vous commencez comme PDG lundi à 8 heures". Tout content, notre informaticien se présente le jour venu, pour se voir refoulé du siège d'Apple avec interdiction de s'en approcher à nouveau au risque d'être poursuivi en justice pour harcèlement...

MacOS 8 est en quelque sorte un système de passage, en attendant le système véritablement nouveau et développé avec les technologies NeXT. Nom de code : Rhapsody. Une première version de démonstration, pour les développeurs, est d'ailleurs disponible dès la mi-97, preuve que, pour une fois, Apple est capable de respecter un planning...

Quelques semaines après Mac OS 8, (ne l'appelez pas Système 8, car le préfixe "système" rappelle trop les déboires du système 7...), Apple lance une nouvelle gamme d'ordinateurs, les G3, en novembre 97, des ordinateurs utilisant un nouveau processeur de Motorola, le PowerPC 750, ou "Arthur". Les capacités de ce processeur, multipliées par un nouveau bus à 60 Mhz au lieu des 40 habituels rendent cet ordinateur aussi rapides que ces prédécesseurs, qui affichaient pourtant des fréquences beaucoup plus élevées (le G3/266 va plus vite que le 9600/350...), pour un prix bien plus bas (15.000 francs pour un G3 au lieu des 30.000 du 9600...).


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