Yum ! Des iMacs de toutes les couleurs ! (votez !)

En ce matin de Pâques, dimanche oblige, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une série de brochures et de publicités pour les iMacs colorés commercialisés par Apple en 1999 : fraise, citron vert, mandarine, raisin et myrtille. Avec une question existentielle, qui nous taraude depuis vingt ans : mais pourquoi diable Apple n’a-t-elle jamais traduit l’interjection « Yum ! » par son équivalent français « Miam ! », tellement plus adapté en la matière ?

Apple 1999 iMac colors Yum Miam

Apple 1999 iMac colors Yum Miam

De nombreuses publicités avaient accompagné la commercialisation de ces modèles. Ce premier exemple filait la métaphore culinaire avec l’iMac disponible en cinq parfums.

Apple 1999 iMac colors Yum Miam

Ce deuxième exemple, basé sur le même visuel, demandait de faire le choix entre cinq réponses, toutes se révélant exactes puisque l’iMac était  simple à installer, facile à utiliser, abordable (8852 francs TTC) et disponible en cinq couleurs.

Apple 1999 iMac colors Yum Miam

Enfin, ce dernier exemple mettait l’accent sur la facilité d’accès à Internet. Remarquez la pomme colorée en rouge, une facétie très rare que l’on ne retrouve que sur quelques rares publicités, comme celle qui vantait le PowerMacintosh G3 bleu à la même époque.

Apple 1999 iMac colors Yum Miam

Et vous, quel était votre parfum d'iMac préféré ?

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Apple, le Macintosh 512K et Hello Again

Tout le monde se souvient de l’image présentant le Macintosh, premier du nom, saluant le public de 1984 d’un « hello » affiché à l’écran. Cette image avait ensuite été largement utilisée par la marque dans ses publicités.

Introducing Macintosh, Hello 1984

On se souvient aussi que quatorze ans plus tard, en 1998, la marque présentait au monde l’iMac, qui saluait à son tour d’un « Hello (again) », Bonjour à nouveau, en écho à son aïeul.

Hello Again iMac

Mais ce que l’on a oublié, c’est que ce petit clin d’oeil avait déjà été utilisé par Apple, dès le 10 septembre 1984, pour présenter son Macintosh 512K. Moins d’un an après la commercialisation du premier Macintosh, il était en effet apparu nécessaire de proposer un modèle mieux équipé en mémoire vive. Dans la brochure destinée aux revendeurs, que nous vous présentons aujourd’hui, Apple déployait des trésors de pédagogie pour expliquer cette évolution très rapide, trop rapide pour les premiers clients.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

On apprenait ainsi que Macintosh 128K et Macintosh 512K partageaient les mêmes bases : la technologie Lisa commune aux machines Apple 32 Supermicros (dont on avait déjà parlé ici), le processeur 32 bits, la simplicité d’utilisation… Macintosh 512K était simplement un Macintosh qui s’attaquait à des projets plus gros : 2000 tâches dans MacProject, contre 200 pour son petit frère, ou 80 pages dans MacWrite contre seulement 10, et même 10.000 objets dans MacDraw. Et il les traitait plus vite, en réduisant la nécessité d’accéder aux disquettes (Apple citait comme mauvais élèves les programmes Microsoft Multiplan et Chart, ancêtres d’Excel).

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple donnait ensuite à ses revendeurs quelques arguments pour leurs clients. Elle rappelait par exemple que les deux Macs donnaient accès à une bibliothèque de plus de 70 logiciels, dont 40 dédiés aux professionnels ! Apple précisait même que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !

Côté prix, Apple annonçait une baisse de tarif : 2195 dollars pour le petit modèle au lieu de 2495 à son lancement, et 3195 dollars pour le grand. Apple précisait que la marge des revendeurs sur chaque modèle était maintenue ! Cette réduction de prix, Apple la devait aux progrès de productivité de l’usine de Freemont, en Californie. Pour calmer la colère des premiers acheteurs, une offre était prévue pour les premiers clients du Macintosh : ils pouvaient passer au modèle 512K pour 700 dollars, soit la différence de prix entre leur machine neuve, et le 512K neuf.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Avec le modèle 128K, il devenait également possible d’étendre ultérieurement la mémoire pour bénéficier des avantages du 512K. En effet, les deux cartes-mères étaient identiques, à l’exception de la taille de chacune des 16 puces de mémoire : 64K pour le petit, 256K pour le grand. C’est justement parce que ces nouvelles puces de 256K étaient disponibles plus tôt que prévu, qu’Apple avait pu anticiper de trois mois la sortie de son nouveau modèle. Cependant, ces puces étaient soudées : pour mettre à jour son système, il fallait remplacer toute la carte-mère, pour 995 dollars… sur lesquels Apple remboursait 300 dollars au revendeur après retour de l’ancienne carte-mère.

La vie était belle en numérique… en 2003

Voici une brochure que les nostalgiques de l’Apple des années 2000 apprécieront à sa juste valeur. Elle n’est pas bien grande, puisqu’elle occupe le tiers d’une feuille A4, mais elle présente certains des produits les plus emblématiques de l’époque : le magnifique iMac G4 « Tournesol », le tout petit PowerBook 12 pouces, l’iPod (de deuxième génération), le grand iBook 14 pouces, un Mac OS X encore tout velu, la borne AirPort Extreme en format OVNI, et même l’eMac, dernier écran cathodique de l’histoire d’Apple !

Brochure Apple 2003, la vie est belle en numérique

Brochure Apple 2003, la vie est belle en numérique

Apple : toujours plus cher ? Vraiment ?

Un Mac mini à près de 5000 euros ? Un iMac Pro à plus de 15000 ? Vous pensez qu’Apple est tombée sur la tête ? Oui, sûrement un peu. Mais tout dépend comment on compte, et à quoi on compare. Rapporté au salaire minimum horaire qui approche cette année des 10 euros, le Mac mini coûte environ 500 smic-horaires (brut). L’iMac Pro, trois fois plus, forcément.

Tarif de l'iMac Pro et du Mac mini en 2018

En 1994, le SMIC horaire était fixé à 35,56 francs (soit 5,42 futurs euros). Le plus coûteux des appareils Apple, le WorkGroup Server 9150, coûtait 80000 F HT, soit près de 95000 francs TTC. Soit 2671 smic-horaires. Mais il s’agissait d’un serveur professionnel (présenté ici dans la revue Apple News).

Tarif du Workgroup Server en 1994

L’année suivante, la gamme PowerMacintosh et PowerBook, encore toute neuve, sans atteindre ces records, n’avait pas à pâlir face à la gamme actuelle : 1000 heures de smic pour le PowerBook 540c, et plus de 1250 pour le PowerMacintosh 8100/110, avec la mémoire vive au minimum et sans écran !

Tarifs 1995 Apple gamme PowerMacintosh PowerBook

Pour lui ajouter 256 Mo de mémoire vive et atteindre sa capacité maximale, il fallait compter 4400 dollars si l’on en croit cette page et le prix de la première barrette SIMM de 32 Mo… Et pour un disque dur de 4 Go supplémentaire ? 1500 dollars, d’après cette publicité en page 358 de PC Magazine.  Allez, ajoutons aussi un écran Apple 20 pouces pour 2000 dollars. Soit, à l’époque, selon la règle « 1 dollar = 10 francs TTC » qui s’appliquait dans l’informatique, 79000 francs supplémentaires. Soit 3391 smic-horaires pour la version « toutes options » du PowerMacintosh le plus puissant !

Quel iMac n’est resté que deux mois au catalogue ?

Connaissez-vous un iMac qui ne soit resté que deux mois au catalogue d’Apple ? Nous fêtons aujourd’hui son anniversaire : il s’agit de l’iMac « Mi-2006 », un modèle réservé au marché de l’éducation. Il venait remplacer le dernier eMac encore en vente, et complétait ainsi la gamme des iMacs « Début 2006 » en offrant une machine à prix réduit, mais chichement équipée. Il disparaîtra dès le 6 septembre 2006, à l’occasion de la mise à jour « Fin 2006 » de la gamme, qui intègrera alors un modèle d’entrée de gamme assez proche.

iMac 2006 Education Core Duo

L’iMac « Mi-2006 » embarquait un processeur Core Duo à 1,83 Ghz, 512 Go de mémoire vive partagées avec la carte graphique Intel GMA 950 (une première sur un Mac), et un disque dur de 80 Go. Le bluetooth n’était pas fourni. Il était vendu 899 dollars (959 euros chez nous), contre 1299 dollars pour l’entrée de gamme de début d’année, et 999 pour son successeur de fin d’année, équipé d’un Core 2 Duo.

La brochure de l’iMac G5

Pour la première fois avec son iMac G5 dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple intégrait l’ensemble des composants de son ordinateur derrière l’écran, un concept toujours d’actualité quatorze ans plus tard, malgré les évolutions de design et de matériaux. Allez, pour se souvenir, on ressort la mini-brochure diffusée par les revendeurs Apple à l’époque.

Brochure iMac G5

Brochure iMac G5 verso

Bon anniversaire l’iMac G5 !

Le 31 août 2004, Apple présentait sa dernière création : un ordinateur tout-en-un, se résumant à un simple écran LCD, à l’arrière duquel disparaissaient un processeur PowerPC G5 et tous les éléments de l’unité centrale. Un véritable tour de force, quand on connaît la chaleur que dégageait le processeur G5 et les systèmes de refroidissement qu’Apple avait conçus pour celui-ci dans son PowerMacintosh.

C’est ce design, à la fois sobre et compact, qui définira la gamme durant les années suivantes : jusqu’en janvier 2006 en mode PowerPC, puis jusqu’au mois d’août 2007 en mode Intel, avant de laisser la place aux iMacs en aluminium que l’on connaît encore aujourd’hui.

iMac G5 gif animé

Et vous savez le plus beau ? C’est à Paris que ce nouveau modèle avait été présenté, lors de l’Apple Expo. C’est Phil Schiller qui était monté sur scène pour présenter l’iMac G5, successeur du fameux iMac G4 surnommé « Tournesol ». Steve Jobs, convalescent, était empêché.

La brochure de l’iMac G4 « Tournesol »

En 2002, quand Apple présente son nouvel iMac G4 (le premier à s’éloigner du design du premier iMac de 1998), les brochures qu’elle distribue sont minuscules : une feuille A4 pliée en huit, rien de moins ! Dans celle-ci, on retrouve les caractéristiques révolutionnaires de ce premier modèle à écran plat (15 pouces), équipé d’un processeur PowerPC G4, d’un lecteur SuperDrive, et des logiciels iMovie, iTunes, iDVD et iPhoto. Bien que la suite iLife ait été présentée en même temps que ce modèle, la brochure n’en cite pas le nom.

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l'iMac G4

Kriss, en mots et en couleurs

Sur notre site l’Aventure Apple, vous pouvez lire l’interview exclusive de Kriss Graffiti, de son vrai nom Corinne Gorse, l’une des grandes voix de France Inter. En 2004, nous lui avions posé quelques questions au sujet de la cassette de démonstration du Macintosh, dont elle assurait la voix française.

Dans le numéro 6 d’Apple le Magazine, publié en novembre 1988,  Kriss Graffiti présentait sa deuxième activité en lien avec le Mac : la peinture ! Avec l’aide de ses complices Laurence Favory et Jean-Michel Pradel-Fraysse, elle redécorait les Macintosh selon sa fantaisie ou les idées des clients. Son entreprise Cocagne était installée 68 rue Saint Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Kriss Graffiti - Société Cocagne

N’empêche que peindre un Macintosh avec des fleurs ou des motifs psychédéliques, c’était une idée surprenante… mais finalement juste un peu en avance sur son temps !

iMac Flower Power et Blue Dalmatian
Les iMacs Flower Power et Blue Dalmatian, le 22 février 2001

Il y a vingt ans, le premier iMac

Et voilà un coup de vieux, un vrai. Il y a vingt ans tout rond, les premiers iMacs quittaient les boutiques sous les bras (musclés) des premiers clients. À l’époque, il n’y avait pas encore d’Apple Store physiques, et l’Apple Store en ligne n’avait pas un an. On ne le savait pas encore, mais c’était une nouvelle page d’histoire qui commençait à s’écrire, et qui se poursuit aujourd’hui.

Hello Again iMac 1998