L’eMac

On connaissait l’iMac, ce petit bonbon translucide devenu avec le temps tournesol high-tech. À l’américaine, on le prononçait “Aïe-Mac”. Mais à la française, ça donnait “hi-Mac”. On s’y était habitué et ça ne nous posait pas trop de problèmes, tout au plus esquissait-on un petit sourire devant tant de résistance à la prononciation anglo-saxonne…

Alors pourquoi diable Apple a-t-elle décidé de briser cette belle harmonie en lançant, fin avril 2002, l’eMac ? Parce qu’en français on pourrait dire “Euh-Mac”, mais on sait bien qu’il faut prononcer cela “hi-Mac”, justement, comme dans “e-business” ou “e-mail”. Alors comment faire la différence entre ceux qui prononcent bien le nom du nouveau Mac, ceux qui prononcent mal le nom de l’ancien, et ceux qui ne sont pas trop sûrs ? Le temps se chargera de régler les problèmes de prononciation…

Un faux air d’iMac, et un pied optionnel en plexi pour l’orienter comme un bon vieux Performa 5400… 

L’eMac est donc l’arme d’Apple pour renforcer sa position dominante mais contestée au sein des établissements scolaires et universitaires. En effet, avec la perte de vitesse de la première gamme d’iMacs, et le prix assez élevé des nouveaux iMacs, seul l’iBook permettait encore à Apple, fin 2001, de conserver sa place au soleil dans les écoles américaines et, dans une moindre mesure, autour du globe. Il fallait donc une contre-offensive de la marque à la pomme sur ce secteur, quitte à faire mentir Steve Jobs qui affirmait au lancement de l’iMac que les écrans à tube cathodique étaient bel et bien morts. C’est donc sous la forme d’un iMac de première génération très largement amélioré qu’Apple revient sur le devant de la scène. La machine est équipée d’un écran de 17 pouces à tube cathodique plat, d’un processeur à 700 Mhz, et des connectiques de l’iMac “Luxo” : 3 USB, 2 FireWire, l’Ethernet et une sortie miroir pour un écran. En revanche, un simple lecteur de CD remplace le Combo DVD/CD-R en entrée de gamme, permettant à la machine de voire son prix fondre à 999 dollars pour les établissements éducatifs. Une version Combo est néanmoins disponible pour un prix un peu plus élevé. La machine n’est destinée qu’à l’éducation, comprenez par là : écoles, collèges, lycées, universités, enseignants et étudiants. Ces deux dernières catégories ne bénéficient pas du prix particulièrement agressif de l’entrée de gamme, et devront donc débourser 1700 dollars pour acquérir un eMac embarquant un lecteur Combo.

Le 6 mai 2003, la gamme évolue, avec deux modèles : 800 Mhz ou 1 Ghz, disques durs de 40 à 80 Go, et, de 800 à 1300 Euros, un lecteur CD, un combo ou un SuperDrive. AirPort Extreme fait son apparition.

Six mois plus tard, le 22 octobre, le modèle à 800 Mhz disparaît, ne laissant plus que deux modèles à 1 Ghz, équipés d’un combo pour 800 euros, ou d’un SuperDrive pour 1100 euros. Le reste est inchangé.

Le 13 avril 2004, nouvelle montée en puissance, accompagnée d’une baisse de prix. Deux modèles cohabitent maintenant, cadencés à 1,25 Ghz, l’un équipé d’un Combo et l’autre d’un SuperDrive, respectivement à 799 et 999 dollars. Avec l’USB 2, de la mémoire DDR à 333 Mhz, une carte vidéo satisfaisante et un emplacement pour la carte AirPort Extreme, l’eMac conserve sa place de petite machine puissante, intéressante, bien équipée et dotée du meilleur rapport qualité-prix de chez Apple !

Mais bientôt, les mois puis les années passent sans que l’eMac ne connaisse de mise à jour, jusqu’à cette fin de vie difficile pour le modèle d’entrée de gamme à la mi-2006. Depuis longtemps déjà on lui reprochait d’être le dernier modèle d’Apple équipé d’un tube cathodique, polluant et gourmand en énergie. Et puis voici qu’on apprend qu’il vieillit mal : des soucis d’affichage apparaîtraient au bout de quelques mois… Apple reconnaît le problème et rappelle les modèles pour réparation. Comme si cela ne suffisait pas, il faudra ensuite qu’on accuse l’eMac d’embarquer des substances dangereuses, le rendant impropre à la vente en Europe. C’était trop pour un seul modèle. L’eMac laissera finalement sa place à un iMac “education” le 5 juillet 2006.

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